‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 417 sur 428 · ACTE V, SCÈT^E III. .6of · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈT^E III. .6of

Que je souffre à vos yeux un trépas renaissant Qui punisse le crime et venge l'innocent.

GEPHISE.

Si Filandre a failli , j'aurai , comme en son crime ^ En sa punition une part légitime.

N'épargnez point mes jours, et votre allégement S'augmentera, ma sœur, par ce commun tourment. J'ai feint eu sa faveur votre amant infidèle ; J'ai d'un couple auàsi rare excité la querelle, Peint Nérée inconstante aux yeux de Célidor, Qui l'aimç toutefois et qui la sert encor. Ainsi le ciel est juste, et mon âme déçue A d'un mauvais dessein une mauvaise issue. Joignez votre colère à l'intérêt des dieux, Qui ne peuvent souffrir ce forfait odieux.

THÉANE.

Cherchons sur le rivage , en ce nialheur extrême , Ce butin non du sort , mais butin de soi-même ; Et si nous le trouvons , par ses propres efforts Que chacun à l'envi s'immole à ce beau corps,

( Au berger. )

Toi qui sais où la Seine a terminé sa vie , Conduis-nous en ce lieu, contente mon envie; Et, voyant sur le sien nos corps privés du jour, Viens apprendre chez nous ce triste effet d'amour.

Puisque vous différez le trépas nécessaire '' ..

Qui répare mon crime et finit ma misère. Je vais trouver sa sœur, dont le re3sentiment Pourra contre ma vie agir plus librement.

( Théane , Géphise et Doriks sortent. )

6oi . LE HLAI7DRE,

Les objets animés de cette plaine verte N'ouïront plus de mon cceur plaindre la douce perte ^ Et je n'entendrai plus les amoureux accens Dont ces chantres de Tair me ravissent les sens. Pour la dernière fois mon pied foule les herbes ^ Mon œil de ces rochers voit le$ têtes superbea, Et mon oreille entend pour la dernière fois Répondre à mes discours les échos de ces. bois. Mais j'aperçois Nérée^

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