SCÈNE III
FILANDRE, FLORANTE, ORAKTE.
FLORANTE.
Traître^ que tu sais mal cacher ta perfidie!
Es-tu sans artifice^ et puis-je avoir surpris
L'excellence et l'honneur des plus rares esprits?
Au moins, qu'un ris forcé te change le Visage :
Témoigne du plaisir et bénis mon voyage; ^.^'
Dis que tu souhaitois ce bonheur sans pareil.
Approche , appelle-moi tes yeux et ton soleil.
Quoi , \{i ne peux forcer cette inutile honte?
Et ta voix quelquefois se donne à si bon compte!
Tu trouvois à Paris des traits si délicats ,
Et tu m'as su si bien prouver ce qui n'est pas!
O dieux! je vois Florante!
FLORANTE.
' U va conter merveille,
Et sa fidélité n'aura point de pareille.
Me dispenserez**vous de discours superflus? Le dirai-je, en un mot? jie ne vous aime plus.
FLORANTE , riont.
o sensible douleur! ô perte irréparable! Est-il à mes ennuis un tourment comparable? Qui m'ouvre les enfers? qui me perce le sein?
Oh! vous n'en mourrez pas.
FLORANTE.
Ce n'est pas mon dessein.