SCÈNE III
FELICIE, CELIMENE, ALIDOR endomd.
Dieux ! que ces importuns ont peu de complaisanee , Et qu'il est malaisé d'éviter leur présence ! Ma sœur, n'y sont-ils plus ?
FÉLICI£.
Oui, je les. vois là-bas.
Adieu.
FELICIE.
Reviens; je ris, et je ne les vois pas»
Je m'aime aujourd'hui seule, et si pas un se montre....
FÉLICÏE. .
Dieux ! quelle peur as-tu ?
Celle de leur rencontre.
FÉLICIE
Alidor te déplaît? cruelle, tu le fuis?
Parfois, selon le temps et l'humeur où je suis. En de certains momens j'aime d'ouïr ses plaintes, Je lui réponds des yeux et je flatte ses craintes, Je vante son esprit, j'estime ses discours. Mais cette bonne humeur ne dure pas toujours: J'abhorre bien souvent un si triste langage ; Un homme plus joyeux me plairoit davantage.