SCÈNE IL
LYSIS, FLOUA^lUTE sous le nom de FhORiD an
FLORIDAir.
Je fais tous mes efforts, mais je travaille en vain ;
Elle demeure ferme en son premier dessein:
Je blâme son humeur, j'excite sa colçre,
Et par tous ces moyens je ne lui peux déplaire;
Je lui suis plus charmant et plus cher que le jour ,
Et vous ne pouvez pas espérer son am^ur.
juY SIS ^ tirant son épée
Je ne puis plus aussi différer le supplici» Que mon juste courroux doit à ton artifice* Par ton invention mes vœux sont méprisés : Traître , tu plains mes maux^et tu les i caxiâés.
FLORIDAN
Ne vous hâtez pas tant ; sans arme et sans défense, Je sais parer les coups et punir qui mbffense : Que votre/ repentir finisse nos débats, Et qu'on mette l'épée et les genoux à bas. Détestez à mes pieds votre insolente envie , Et confessez tout haut de me devoir la vie.
LTSIS.
Dieux r la peur le rend fou.
FLORIDAN
Perdez ce sentiment Et me croyez, Lysis; je parle sainement. Mais je tiens trop long-temps votre esprit en balanc< Je connois votre amour, j'en sais la violence,