‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 113 sur 437 · ACTE V, SCÈNE IV. ' i6i · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IV. ' i6i

Approchez , approchez , non plus avec caresse , Non plus comme un amant aborde sa maîtresse , Mais tel que rugissant un* lion enragé Se jette sur des chiens dont il est outragé. Mais vous que je réclame, infernales puissances, Sauvez-moi des bourreaux, des feux et des potences;» J'ai gagné d'autres feule, il me faut d'autres fers. Que je tombe vivante au milieu des enfers , Et que tous vos bourreaux , d'un effort légitime , Y tâchent d'égaler mon tourment à mon crime ; Qu'aucun mal n'en approche, et qu'en com]iaraison On trouve doux les feux, la peste et le poison; Qu'on ne parle de moi que sur la rive noire , Et qu'on fasse périr jusques à ma mémoire,

FÉLISMOlfD.

Qu'en la tour du palais cette horreur de mes yeux Aille attendre l'arrêt de son crime odieux ; Et que , par la frayeur de son prochain supplice , Cette peste déjà soi-même se punisse.

(On emmène Hermante.)

]£vAirDR£ seul.

L'enfer n'a plus de droits; son courage abattu Laisse du vice enfin triompher la vertu : Le ciel marche à grands pas au châtiment des crimes. La justice irritée ouvre tard ses abîmes ; Mais quand son bras enfin s'applique au châtiment, Il répare le temps par l'excès du tourment. Que le roi cependant ait sa part de la peine , Et de ce changement allons ravir la reine. Ma joie est sans seconde : aux esprits généreux Annoifter un bonheur c'est être bien heureux. Tome IIL i i

i6a L'INNOCENTE INFIDÉLITÉ,

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