‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 115 sur 437 · SCÈNE Vï · texte numérisé non relu

SCÈNE Vï

(UN TEMPLE lElTDU DE VOIR.}

LE GRAND-PRÊTRE ; LE DUC, oncle de Partheme; CLÉANOR, autour du tombeau de Parthénie,

CLÉAirOR.

Qu^un instable pouvoir gouverne toutes choses! Le plus ferme pouvoir passe comme les roses : Pour elles, vivre un jour est un heureux destin, Et le soir y détruit l'ouvrage du matin.

Telle cette jeune merveille Qui charmoit tous les cœurs par un si doux effort,

Etoit le matin sans pareille , Et le soir se trouva le butin de la mort.

LE DUC

Jamais soleil pourvu de si douces lumières Ne s'étcMt vu brilller dessus notre horizon ; Tous les yeux éblouis de ses clartés premières Espéroient une longue et divine saison : Mais cet instable sort qui gouverne le monde , Par un déplorable accident, L'a fait précipiter dans l'onde , Et devant son midi trouver son occident.

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