ACTE V, SCÈNE III
Yoyez-là de plus près : l'adresse en est changée ! Clorinde de ce trait vous a désobligée ; Et par cette action elle témoigne assez A quel point de froideur ses esprits sont glacés. Cette ingrate beauté fait ses jeux de mes« plaintes, Et se plaît d'irriter mes sensibles atteintes. Adieu : le ciel vous rie et vous comble de biens ; Soulagez vos ennuis par l'exemple des miens.
DORIMàlTE.
Barbare , ingrat auteur du feu qui me consomme , En qui le ciel n'a mis que l'apparence d'homme, Dont la rigueur, fatale au repos de mes jours, Passe la cruauté des lions et des ours. Ajoute, lâche objet, le meurtre à l'injustice. En m'étant plus cruel tu me seras propice; Perds ce qui te déplaît; fends ce cœur criminel Qui t'importuneroit d'un hommage éternel; Traître, au moins qu'un adieu suive ta perfidie.
€]SLiANDR£, 36 retoumont.
Adieu; te suffit-il ? Que veux-tu que je die?
CLARTMOND.
C'est trop. délibérer, ne considérez plus Ce torrent importun de propos superflus : Toujours à vos discours sa repartie est prête. Ne lui répliquez point.
a5o CLORINDE,