DIONIS, AMÉLIE, DORISE
DIONIS
Mais si je l'importune ?
PORISE.
Elle me l'a permis:
Voyez si je sais bien obliger mes amis; Voyez ce que je rends à vos rares mérites, Puisque je la dispose à souffrir vos visites. Elle m'a discouru de votre affection Sans découvrir pourtant son inclination; Et si son cœur est froid autant que ses paroles , Votre espérance est vaine et vos peines frivoles. Je suis fort abusée , ou , souffrant vos discours , Tout le dessein qu'elle a c'est de charmer les jours; Le temps fait toutefois tant de métamorphoses, * Et les filles d'ailleurs réservent tant de choses , Que peut-être on verra son esprit adouci, Ou que déjà le temps en appris le souci.