SCÈNE IV
Les mêmes; DIONIS.
ERANTE , à Dionis.
Que vous traitez l'amour d'une façon discrète, Monsieur; et qu'au besoin votre langue est muette! Vous conservez si bien un secret défendu, Que les sourds jusqu'ici n'en ont rien entendu.
DIOKIS.
Je suis fort imparfait; mais, pour peu qu'on me loue, On sait que je crois l'être, et vois quand on me joue. J'ai pris votre faveur pour preuve à mes défauts; Voyez si quelquefois mon sentiment est faux; Traitez plus doucement un rebut de fortune. Dont l'entretien déplaît, dont l'abord importune, Sans mérite, sans bruit, sans estimé et sans bien, Qui n'a qu'un point de bon, c'est qu'il sait qu'il n'a rien.