ACTE IV, SCÈNE V. Sa
Le vent en un instant accroît sa violence.
Hélas! ce qui suivit m'ordonne le silence
Madame, épargnez-moi des discours superflus. Et par ce que j'ai dit, jugez qu'il ne vit plus. Depuis , sous cet habit , sans suite et vagabonde , Je pleure et pleurerai ce miracle du monde.
AMIÊLIE.
Après tous ces regrets, la résolution
Doit servir de remède à votre affliction ;
Le temps fera pour vous : vous révériez ses charmes,
Mais, comme elle est aveugle, alors qu'elle nous prend, Nous tenant, elle est sourde , et jamais ne nous rend. Les morts sont toujours morts , nos prières sont vaines. Nos spupirs superflus et nos pertes certaines.