‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 228 sur 437 · ACTE V, SGÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SGÈNE II

Que c'est tëmérité que de voir vos attraits , Que je mourrai coupable en mourant de leurs traits : . Mon sort est au-dessous de la mort où j'aspire , Je devais éviter ce glorieux martyre ; J'ai pris trop de licence, et des rois seulement Sont dignes de mourir d'un si noble totrmeht.

Je me rends , je suis prise , et tant de modestie

Vous donne de mon cœur la meilleure prtie ;

Je vais fermer l'oreille aux vœux de 'Dioaîs ;

Toute raison est foible et tous respects bannis.

Espérez du remède à l'ardeur qui vous presse,

Et que ces doux baisers vous signent ma promesse^ . '

(£iles s^embrassent.)

DiOKis, a paru 0 dieux! que résoudrai-je en cette extrémité? N'avez-vous point de traits pour l'infidélité? II possède mon bien , il Tembrasse^ il la baise, Et je ne punis pas ce tyran de mon aise! C'-est trop délibérer»

àmIëlië.

Dieux I quelqu'un vient icîl

DIOKIS.

Ne vous contiraignez point*

Est-ce toi, mon souci?

Dïoms.

Que les baisers ^ontdoux sous ce divin feuillage! Que vous y recevez un agréable hommage! Que la fraîcheur de lombre accroît vos voluptés , £t dans un bon plaisir tient vos sen$ enchantés ! Tome II L q,%

Qu est-cè que tu me dis?

noifis.

Continuez, madame, Ces doucep prmutés à Tardeur qui J'enflamme ; Je ne publîrai ooint vos amoureux soupirs , Et rien n'en pariera que la voix des Zéphyrs.

En ce lieu frais 6t doux mon importune envi« Obligeoit cet amant au récit de sa vie,

CLORIS

J'entretenois madame , et ses chastes beautés Ne se disposoient point à d'autres privautés : Nous n'avons ni prévu ni craint cette venue , Et ce bras rfei^ondta de nôtre retenue.

DIONIS

Je ne crois que mes yeux : mais qu'elle ouvre les siens

Sur celui qui lui plaît, et m'ôte mes liens;

Que ce divin objet dédaigne ma franchise ,

Et qu'il se laisse prendre à sa dernière prise :

Je m'accuserai seul : un bien peut être ôté

Lorsque qui Ta reçu ne Va pas mente.

Sa beauté mlionoroit de trop de técoinpeûié ,

Et l'on peut révoquer une injuste sentence.

Eh bien! je l'aVoûrai, cet infidèle cœur

S'est affranchi des lois dé son premier vainqueur:

J'aime cet étt-anger; de secrètes jJuîssattcés'

Lui donnent mes désirs et -forccht hies défenses.

Que d'un commun dessein teë vàèttx sdittit refroidis;

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