‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 229 sur 437 · ACTE >V, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE >V, SCÈNE III

Prouve y en ne m'aîmant plus, que tu m'aimas jadis: Mon refroidissement t est un «jensible outrage , Mais il est, Dionis, moindre que. ton courage^ Deux jours feront la fin dé ton ressentiment. Allons, laissons-le seul se plaindre librement.

( Aoiël^ et Cloris soUent. )

DioNis seul.

Je ne me plaindrai point : ouvrons ce coeur itiXkmt' Qui n'a su demeurer dans le sein de ma dame ;

■ ( H tire Kon <fp^e. ) -> • ) • ■

Les vœux d'un cœur si vil, sont un petit tribut, ..

£t son peu de mérite a cause son rebuU i

Mais non , c'est trop presser une mort si ficile ,

Le reste de ce jour ne m'est pas iâittîte:

Je sais que mon repos dépend de mon trépas ;

Mais l'auteur de mon. mal précédera mes pas ;

Je suivrai ce rival, et sur la me.noire^

Où gisent les esprits -sons haine et sans ulismoire;

Le mien conservera sajuslie aversipii'

Contre ce lâche auteur de fmoii.afilîc|tioii«

SCÈNJE IIL

LISIDA.N, ÉRANTE, DIONISl

£RA]tTÊ.

O dieux ! que me dis-tu ? romppns ieur eÇ|trepri^ç ; Allons l'en avertir*

LISIDAN. i

Ne dis mot, je Tavise.

( A DioDÎs. )

Depuis quand Dionis se plaît-il dans les bois?

34o AMELIE,

DiO-Nis , le tirant h parti

Ah! sers-moi, cher ami,. pour la dernière Ibis: Ob a trahi me& vœux.

. LISIDÀN. • .

O dieux!

Dioiris.

Et ma maîtresse Détourne sa pitié, de Tard^ur qui me presse. Je ne murmure. pas. contre son changement, Et je n'accuse point son divin jugement; Mais j'ai moins de respect que de laisser la vie Au rival qui l'adore et qui mè Ta ravie.

* LisiDAïr;

Et quel est ce rival ?

: . : ' DIONIS. r

Celui qui suit ses pas, Qui réloigne de. nous et ne la quitte pas. Cour$;)'âpp£lle en. mon nom' ee tyran de ma joie, Et qu'il ne souffre pas que. ma dame le voie : Autrement je . ne! puis .accomplir mon dessein ; Elle divertira ce combat incertain.

( A Érante.)

Un secret impoitant, adorable merveille.

M'oblige à lui tenir ces deux mots à l'oreille , Et doit faire excuser «ion incivilité-

LisiDJLir, en riant.

Imitez ses mépris et sa légèreté ; Elle vôtts a flatté d'une trop longue attente, Et rien n'excuse plus cette belle inconstante.

N'offense point, cruel ,' ce miracle d'amour, Afflige-moi plutôt de la perte du jour; *

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