‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 23 sur 437 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les mAbies; BRUNÉO.

BRUKEO, mettant son épée aux pieds de la reines

et un genou en ierre^

Envoyé pour hommage à vos célestes charmes. Je vous viens annoncer le succès, de ses armes. Tous, flattés de l'objet de votre majesté,

38 iVGÉSILAN DE COLCHOS,

Attaquent , mais en vain j ce courage indompté» Il profite du mal; sâ peine accroît sa gloire^ Chaque coup de sa main lui gagne une victoire. Mars, plus fort que l'Amour, nous range à son pouvoir^ ^ Et ce ne lui fut qu'mi que me vaincre et me voir. Je viens par son arrêt vous offrir mon service;, Et le commandement m'est un heureux supplice , Puisqu'il m'acquiert le bien que j'ai tant souhaité,

(Montrant Diane.) *

De voir cette cliarmante et divine beauté.

SIDOiriE.

Heur malheureux, heureux malheur^

Agréable et triste nouvelle , Tu me plais et déplais, tu m'es douce et cruelle, Et je maudis ensemble et bénis ta valeur.

J'aime qu'il soit victorieux ,

Et voudrois quMl fût ma conquête;

Je souhaite sa vie et demande sa tête;

J'ai, pour lut <k8 desseins et doux et furieux.

Mon honneur dépend de sa mort, Et ma mort dépend de la sienne.

Entrons, n'y pensons plus, et, quoi qu'il en advienne^ Laissons-nous gouverner aux volontés du sort.»

FIN J>U D£trXliMJE ACTE.

AGTE^IH, SCèNE I. 39

Page 1