ACTE V, SCENE VI. 35i
Que tu dois conserver de ma persévérance. Je ne m'oppose point au bonheur qui t'est dû : Possédant cet objet je te l'aurois rendu ; En faveur du beau feii qui t'a l'âme enflammée , Je la dégagerois du milieu d'une armée; Je romprois des prisons, je Fôterois des fers, Et je la tîrerois du profond des enfers.
Dioiris, h part. ^
Gomme un foible moyen rabat son arrogance!
(A Emile.)
Adieu , fais rire ailleurs de ton extravagance.
C'est trop {Perdre de temps à l'entretien des fous :
Valence ofiVîB à nos vwix des passe-^temps plus doux :
Allons-y célébrer ces heureux hyménées
Qui de biens infinis vont combler nos années.
améIjIe ^ à Émiie.
Adieu , terreur du monde.
LISIDAN.
Adieu, race des dieux.
ÉRANTE.
Adieu, divin charmeur des âmes et des yeux.
iRAST£.
Adieu , le plus vaillant de la terre et de l'onde.
CLORIS
Adieu, le plus grand fou qui soit en tout le monde.
( Us sortent tous, excepte Emile et le valet. ) LE VALET.
Nous voilà grands seigneurs.
1b:MILE.
Suis-les, atteins ses gens; Ma vengeance dépend de tes pas diligens :
35a AMÉLIE, ACTE V, SCÈNE VL
Je veux , pour contenter la fureur qui m'enflamme >
Voir à ces lâches cœurs vomir le sang et 1 ame;
Je les combattrai seul. Arrête toutefois;
Je dois plus noblement employer mes exploits ;
Une si méprisable et facile victoire
EfTaceroit mon nom et temiroit ma .gloire :
Quelque dessein qu'ils aient d'exercer mon courroux ,
Ils n'auront pas l'honneur de mourir de mes Coups.
LE VALET
Que vos bras sont puissans et nos exploits superbes ! Que de vaincus à bas, que de corps sur les herbes! C'est trop fait pour un coup: allons parmi les pots, Après tant de travail^ prendre tgi peu de repos. '
FIN d'am^lie.
COMEDIE