D. SANCHE, LÉOCADIE
D. SAicGHE , en habit de nuit , sortcmt de sa maison
dans Fohscurité.
Dieux I qu'est-ce que je voi
LEOGADIE.
Enfin j'entends du bruit. Cher Antoine, est-ce toi?
p. SAirCHE.
Qu'entends-je , ô justes dieux^! ô fortune ennemie, Quel affront ai-je à craindre après cette infamie?
LièocADiiE.
Antoine, est-ce pas toi? Qui te fait, cher amant ^ Joindre encor le silence à ton retardement? Crains-tu que quelque embûche à ton bonheur s'oppose Non, non, que sur mes soins ta crainte se repose: !N^os feux sont à couvert des yeux les plus aigus; Le sommeil s'est saisi de ceux de nos Argus^ Et notre intelligence est un secret mystère Qui se passe bien loin de Fesprit de mon père.
n. SAVGHE.
Que dit-elle, bons dieux ! Veillé^je , ou si je dors? Me faites-vous, mes sens, de fidèles rapports?
LÉOGADIE.
Mauvais, assure donc ma créance inèerlaine: Quel divertissement tires-tu de ma peine? Je t'entends, je te suis, je t'appelle cent fois.
(Elle le suit.)
Et tes pas seulement répondent à ma voix.