‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 308 sur 437 · D. SANCHE, LÉOCADIE · texte numérisé non relu

D. SANCHE, LÉOCADIE

D. SAicGHE , en habit de nuit , sortcmt de sa maison

dans Fohscurité.

Dieux I qu'est-ce que je voi

LEOGADIE.

Enfin j'entends du bruit. Cher Antoine, est-ce toi?

p. SAirCHE.

Qu'entends-je , ô justes dieux^! ô fortune ennemie, Quel affront ai-je à craindre après cette infamie?

LièocADiiE.

Antoine, est-ce pas toi? Qui te fait, cher amant ^ Joindre encor le silence à ton retardement? Crains-tu que quelque embûche à ton bonheur s'oppose Non, non, que sur mes soins ta crainte se repose: !N^os feux sont à couvert des yeux les plus aigus; Le sommeil s'est saisi de ceux de nos Argus^ Et notre intelligence est un secret mystère Qui se passe bien loin de Fesprit de mon père.

n. SAVGHE.

Que dit-elle, bons dieux ! Veillé^je , ou si je dors? Me faites-vous, mes sens, de fidèles rapports?

LÉOGADIE.

Mauvais, assure donc ma créance inèerlaine: Quel divertissement tires-tu de ma peine? Je t'entends, je te suis, je t'appelle cent fois.

(Elle le suit.)

Et tes pas seulement répondent à ma voix.

Page 1