‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 345 sur 437 · ACTE lY, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE lY, SCENE VIII

Qui ne puisse céder à Fart des matelots;

L'amour est, je l'avoue, une sensible peine:

Mais l'amour, quand on veut, est bien près de la haine.

Je vais de Tune à l'autre, et je ne fais qu'un pas

De la peine au repos , d'aimer à m'aimer pas ,

Et je sais de quels maux cet avis me délivre»

LÉGCABIE.

Le temps et la raison m'aideront à le suivre : Cependant, s'il se peut, que par votre faveur, Pour ne paroître pas en si mauvaise humeur, Je die à Théodose un mot en cette place; Que de votre bonté je tienne cette grâce.

ALCIONE.

Je m'étois proposé quelque important souci; Mais il est bien léger.

LÉOGADtE»

Je vous attends ici.

( Alcione sort. )

Par un combat fameux , triste Léocadie , Ferme l'acte sanglant de cette tragédie. Ne me rapprochez point, respect, honte, raison; Vos timides conseils ne sont plus de saison. Transports, rage, fureur, achevons une histoire Que qui croit à la fable ait de la peine à croire ; Rendons en périssant mon malheur signalé ; Allons jusqu'où jamais mon sexe n'est allé; Pour un second Roger , seconde Bradamante y Méritons en mourant le nom de son amante. La voici qui, ravie et d'un superbe pas, S'approche sans soupçon du lieu de son trépas.

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