‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 366 sur 437 · ACTE I, SCÈNE L · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE L

Car cette Laure enfin que j'ai tant abaissée , Passe tous les efforts de l'humaine pensée; J'ai fait un monstre affreux d'une divinité : Mais le roi nous oblige à cette lâcheté.

CRANTÉE.

Tu ne pouvois pas mieux qu'avec les mêmes armes , |

Ni plus tôt réparer le tort fait à ses charmes :

Tu m'obliges autant que tu m*as offensé ,

Et tu relèves mieux que tu n'as abaissé.

Allons, ta complaisance à ton dessein me range,

Et ma prison sera le fruit de ta louange.

LE COMTE

Quel importun devoir m'est enjoint aujourd'hui !

CRANTÉE.

Ya, comte, je me rends; c'est assez, je te suis.

LE GCMTE.

Attendant votre paix, ces gardes que je laisse En votre appartement suivront donc votre altesse.

CRANTÉE.

Allons.

LE GCMTE.

Croyez , seigneur, que la bonté du roi Révoquera bientôt cette sévère loi.

(Ils sortent.)

56o LAURE PERSÉCUTÉE,

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