‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 383 sur 437 · LE ROI, OCTAVE · texte numérisé non relu

LE ROI, OCTAVE

' LE ROI

Dernier et seul moyen d'où dépend mon repos , Octave , qu'en ce lieu je te trouve à propos !

OCTAVE

Sire, aurois-je du sort reçu ce bon office Que je pusse espérer de vous rendre service ? De moi, sire, de moi dépend votre repos?

LE ROI

Oui , de toi si tu veux : mais écoute en deux mots. Quoique Fastre du jour, prêt à sortir de l'onde. Semble plus souhaitable aux yeux de tout le monde; Qu'alors que vers la mer, précipitant son cours, Avecque sa carrière il achève les jours; Du premier toutefois on n'a que l'espérance. Et de l'autre les yeux possèdent la présence : Le bien présent est sûr, les futurs sont trompeurs; Un changement de temps, un amas de vapeurs, Un vent , une tempête en un moment émue , Aux yeux qui l'attendoient peut dérober sa vue. T'expliquer maintenant cette comparaison, Connoissant ton esprit, seroit hors de saison.

OCTAVE

Le prince seroit-il ce soleil qui se lève. Et vous, sire, celui dont la course s'achève. Vous dont les jours à peine ont atteint leur midi, Dont rage le plus beau n'est pas encore ourdi?

LE ROI

Ayant compris mon sens, réponds à mon attente; Préfère au bien futur la fortune présente :

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