‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 148 sur 432 · ACTE IV, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE I

C'est les examiner d'un soin trop curieux : Sur leurs déportemens il fiiut fermer les yeux ; Pour n'en point être en peine il n'en &ut rien apprendre , Et ne oonnoître point ce qu'il &udroit reprendre.

THiODORE.

Un songe interrompu , sans suite , obscur , confus ,

Qui passe en un instant et puis ne revient plus ,

Fait dessus notre esprit une légère atteinte ,

Et nous laisse imprimée ou point ou peu de crainte ;

Mais les songes suivis, ou dont à tout propos

L'horreur se remontrant interrompt le repos ,

Et qui distinctement marcpient les aventures,

Sont les avis du ciel pour les choses futures.

Hélas! j'ai vu la main qui lui perçoit le flanc;

Tai vu porter le coup , j'ai vu couler son sang ;

Du coup d'un autre main j'ai vu voler sa tête ;

Pour recevoir son corps j'ai vu la tombe prête;

£t m'écriant d'un ton qui t'auroit fait horreur ,

J'ai dissipé mon songe et non pas ma terreur.

Cet effroi de mon lit ausûtôt m'a tirée ;

Et, comme tu m'as vue, interdite, égarée ,

Sans toi je me rendois en son appartement ,

Doii j'apprends que ma peur n'est pas sans fondement,

Puisque ses gens t'ont dit.... Mais que vois-je ?

a3o VENGESLAS, .

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