‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 192 sur 432 · Tome V · texte numérisé non relu

Tome V

ago YENGESLÂS,

* THÉODORE

Et me répondes-Yous que son cœar plus paisible Trouve aussi dans Gassandre une amante sensible?

FÉOB&IC.

Eh ! madame, est-ce à moi de lire au fond des cœurs? Moi qui n'ai de l'amour connu que les rigueurs , Du bonheur d'un amant est-ce à moi de répondre ? Le plus tendre est celui qu'on se plaît à confondre. Cest peu que le respect contraigne ses désirs , C'est peu que le silence étouffe ses soupirs ; Si malgré tant de soins il se trahit lui-même , Dans ses regards confus si l'on peut voir qu'il aime , Pour mettre au désespoir l'amour qui l'a surpris , La haine est peu de chose y on j joint le mépris.

THÉODORE

Sans doute il est des yosûx que notre oi^eil rejette;

Ms^s ceux d'un souverain honorent sa sujette.

Gassandre se connolt , et ne s'aveugle pas

Au point de s'offenser du choix de Ladislas.

Non ; du refus constant que son cœur nous oppose

L'orgueil est le prétexte , et l'amour est la cause.

FÉDERIC.

L'amour !

THÉODORE

C'est vainement que vous dissimulez Les feux dont l'un et l'autre en secret vous brûlez.

FÉDERIC.

Ciel ! qu'entends-je ? Ah ! madame , et vous l'auriez pu croi

THÉODORE

Et comment en douter, quand vous en faites gloire ? Si mon frère à vos vœux n'est point sacrifié , Pourquoi n'étes-vous pas encor justifié ? Car enfin , soit amour, soit mutuelle estime , De tous vos sentimens dépoeitaire intime, Cassandre ne consulte et n'écoute que vous.

ACiTE m, SCÈNE I. -igi

bonheur du roi , pour le bonheur de tous , le la résoudre à ce grand hymënëe.

us devons la paix , rendez-*la fortunée.

FÉDERIC.

t-je sur son coeur, pour y contribuer, oir absolu qu'on veut m'attribuer !

THÉODORE

»ns de vains discours. Ladislas auprès d'elle ei\ sa faveur compter sur votre zële ? ?n être garant?

FÉDERIG.

Si pour le rendre heureux , t tout mon sang , doutez-vous

THÉODORE

Je ne veux soins d'un ami , je vous le dis encore. ez Cassandre au feu qui le dévore , u'elle consente à lui dontiet la main : priez, pressez*

FÉDERIC.

Je tenterois en vain.

THÉODORE

'en soit le succès , vos efforts sur son âme it ce que j'attends; puis-je y compter?

FÉDERIC.

Madame, éduisez-vous ?

et

THÉODORE

Eh quoi ! vous balancez ?

FÉDERIC.

ir dont je suis esclave

THÉODORE

Cest assez.

(Elle sort.)

aga VENCESLASj

FÉDÉRic sad.

Elle fuit ! et comment raurois-je détrompée De l'injuste soupçon dont elle ëtoit frappée? Falloit-il m'expHquer ? falloît-îl obéir ? Non , prince, ami trop cher, je n'ai pu te trahir. Honneur, vertu , devoir, je sub votre victime : Mais je soutiendrai mieux le malheur que le crime.

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