SCÈNE IL
ALEXANDRE, FÉDERIG.
ALEXAUDRB,
Fidèle ami , ma sœur s'éloigne de ces lieux : Seconde-t-elle encor l'amour d'un furieux ? Cassandre va la voir : on l'accable , on l'obsède ; A tant d'efiforts enfin je crains qu'elle ne cède.
. FéDEEICk
Prince , n'attendez rien de ma triste amitié : Je ne suis plus pour vous qu'un objet de pitié.
ALEXANDRE
Dans quel abattement , ô ciel , je vous retrouve !
FÉDERIC.^
L'amitié seule a fait tous les maux que j'éprouve. En m'exposantpour vous , j'ait fait ce que j'ai dû; Mais , sans vous rendre heureux , mon zële m'a perdu.
ALEXANDRE
De mon jaloux rival la fureur vous étonne : Mais quoi ! duc , pensez-vous que Je vous abandonne ? Quel que soit son orgueil on peut le réprimer ; Et je mêlasse
FÉDERlC.
Moi contre lui vous armer !
Que plutôt je succombe à sa haine inflexible. Mais de tous mes malheurs c'est là le moins sensible.