ACTE II, SCÈNE L
sance qui .passe en un autre nous -même noor en nos mains Tautorité suprême ; ne perdons rien lorsque le même rang , { sont d'autres noms , demeure à notre sang.
GOSROÈS.
d'expérience , et j'ai trop vu de marques , 3UX surgeon et tige de monarques, »ite union que produisent nos feux , lire avec l'état devoir perdre nos vœux ; ue votre amour s'attache à ma personne , ne considère , et non pas ma couronne ; pois long - temps le faix ne m'en est doux
l'honneur qu'il a d'être porté de vous ; lime l'éclat que dessus votre tête ; ombien j'en fis une indigne conquête, is me parer d'un ornement si cher , te pense au front d'où j'osai l'arracher ^ ue sur le mien tout ce qu'il a de lustre )rme for&it n'est qu'une marque illustre. e voulez donc au front de votre fils , prive avec joie , et je vous l'ai promis ; puis garder par droit héréditaire, être souillé du meurtre de mon père, le en sera plus juste successeur :
de son aïeul faisons -le possesseur; isition en fut illégitime , ui san3 droit , la garde en est un crime ; ens à tort , comme à tort je le pris ; »uillai mon père , et j'en frustre mes fils, iltons donc plus , madame ; allons élire ,
du camp , une tête à l'empire ;
35o COSROÈS,
Tranquille , et dédiargé d'un faix qui m'a lassé , Je verrai sans regret , à cet âge giace , Mon sceptre soutenu d'une main plus capal)le , Et mon sang innocent succéder au coupable.
SARDARiGUE, à Cosroes.
Mais peut -il l'accepter, seigneur, sans attentat Contre le droit d'aînesse et la loi de l'état?
(Â Sira.)
(De mon zèle, madame, excusez la licence; Siroès a pour lui le droit de la naissance. )
(A Côsroés.)
Voulez- vous voir armer la Perse contre soi , Et lui d(mner la guerre en lui donnant un roi ? Songez à quels malheurs vous l'exposez en bju^te ; Un rang si relevé vaut bien qu'on le disjpute.
SIRA
Objet de nos encens , soleil , tu m'es témoin Si l'intérêt d'un fils me produit aucun soin, Et si l'ambition qu'excite un diadème Pour en parer autrui sortiroit de moi - même ! Votre seul intérêt, seigneur, m'en peut priver; Je le perds sans regret quand il vous faut sauVer. Mais , déposant ce faix où votre âge succombe Voyez sur qui des deux il importe qu'il tombe; L'intérêt de l'aîné , vous vivant , est couvert , Et son aînesse encor n'a point de droit ouvert. Un roi qui fuit le soin , et dont l'âge s'abaisse , Peut dessus qui lui plaît reposer sa vieillesse , Et , pour faire en autrui considérer ses lois , Donner à ses agens la qualité de rois. Siroès , appuyé du droit qu'il peut prétendre , Sitôt qu'il régnera ne voudra plus dépendre ;