THÉ ASIE
Qu'à vos yeux de. ce cqrps mpn 4me scsÂt.bwpî^'^ . Si j'avois ni pensers ni yqsux. .pour .Cléonie ^ . , ,,,..^:„ Je trouve en ces soleils, 4^^ .^s^^^ii^.^ trop .gi^ssans^ Et j'ai toujours servi ces doux rois d€;^es^(^$.v..; Au point de vous parler, xnon désii:.|et|n9a, cj^ai^^-.. M'ont toujours combattu d'une égale .Xfontraii^.^ ;..,.' Et sortant pour vous voir, toujours au premier pas Un timide respect m'a dit : Ne le fai^ pas» Cette même beauté nous chasse et nous attire ; Elle blesse et défend qu'on plaigne .son martyre ; Même , sachant l'ardeur dont ce cœur fut épris ^, Je désespérai bien de toucher vos esprits;,
4^2 FLOKIMONDE,
Je restreignis mes vœux, à Fespoir de la vue
Des célestes attraits dont vous êtes pourvue,
£t fus à Cléoi^ie offrir ma libe|:té ,
Mais pour voir plus souvent votre rare beauté;
Car, faisant ce dessein, j'appris que cette belle
Etoit de tous vos pas la compagne fidèle.
Depuis y quoiqu'on ait cru que j'aimais ses appas,
Je ne cherchois que vous quand je suivois ses pas;
Et quand je l'appelois insensible, inbumaine,
Votre $€ule beauté, fa^soît naître ma peine.
O ciel qui cqnnois tout^ et qui vois mon amour,
Prouve ce que je dis, ou me prive du jour.
Fl40AIM0])rD£.
L'agréable discours! Adoi^e, simple, adore Celle qui veut punir un sexe qu'elle abhorre. Sois l'objet que je.cjiélf'chë à mon ressentimeht ; D'un superbe Vainqueur porte le châtiment; Mes dédains a tes cris fermeront mes oreilles, Et je rendrai justice à toutes mes pareilles.
THÉASTE.
Pour la punitiôni d'un qui ne vous veut pas Perdrez-vous Un butin de vos rares appas? Achevez toùtefbis ', beau triiracle dii monde ; Perdez un nialHeiireux , et vengez Florimonde. J'atteùds le' coup fatal qui doit borner mes jours, Et bientôt vos' 'rigueurs en finiront le cours.
FI^ORIMONDE.
J'aime cet entretien ; gémis, pleure, soupire, Puisque ma volupté s'accroît par ton martyre ; Au hasard de tes jours prouve ton amitié , Mais n^espère jamais ni faveur ni pitié.
(Elle veut sortir. )