SCÈNE PREMIÈRE
GLÉANTE seul.
' , cède , Gléante , à d'invincibles charmes , 3 à ta raison , mets bas ces vaines armes , diaînes aux mains et les genoux à bas , même objet que tu n'y soufFrois pas.
confusion , inutile pensée , m souvenir de ma gloire passée , 3tion j mépris , constance , vanité , m esprit vous perde avec sa liberté.
•moi le dessein d'adorer Florimonde , qu'à mes vœux sa belle âme réponde.
mfin , mes bras, les fers qu'elle a portés ; es des ingrats si vous ne l'imitez.
source de ses pleurs et de mon injustice , ant ta froideur tu conserves un vice , tvant t'exempter de l'aimer à ton tour , rris un mépris plus aveugle qu'Amour.
Dnc , chaste beauté , si chère à ma mémoire , K)ir de mes vœux , seul comble de ma gloire ; ici tes pas ; viens , déesse , en ces lieux , pandre des pleurs à ces superbes yeux ;
46o FLORIMONDE,
FLORIMONDIR.
O dieux !
CLÉONIE.
Mais un instant, Et je ne tenois pas Théaste plus constant.
FLORIMONDE
Pour moi qui, sous les lois d'un tyrannique empire, Ai plaint si vainement; un si honteux martyre , i Ce changement du sort qui finit mes douleurs , Qui modère mes feux et qui tarit mes pleurs ; Par qui je ne vois plus qu'un jnsolent me brave , Qui m'ôte ce tyran et me donne un esclave ; Cet heureux changement me fait trouver si doux L'honneur de voir languir Théaste à mes genoux , Que , vaine de me voir sous ses lois asservie , J'estime également mon servage et ma vie , Et rougis tous les jours des maux que j'ai soufferts Pour ce présomptueux qui méprisoit mes fers.