‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 307 sur 432 · ACTE IV, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III

FLORIMONDE

ortun , laissez - moi.

CLiANTE , la retenant.

L'agréable caresse !

FLORIMONDE

irquoi m'arrêtez -vous ? Adieu, l'heure me presse.

GLUANTE

lyant, pour m'exprimer votre amoureux souci, rêté si souvent , me traitez - vous ainsi ?

FROmiMONDE.

mal est bien cruel qui n'a jamais de cesse ; ce qui fiit n'est plus. Passez , ou je vous Isûsse.

CLÉANTE

loi ! vous avez un cœur capable de changer , Tmconstant qu'il est me vouloit engager ?

ELORIMOlfDE.

1 justement ou non , il me plaît de le faire ; : je renonce enfin au dessein de vous plaire.

CLl^AICTE.

ais si j'étois sensible à votre affection , : que. j'eusse caché mon inclination ?

FLORiMONDE.

agissant du repos , c'est mal fait que de feindre , t tel se rit d'Amour qui peut après s'en plaindre.

CLÉANTE

i , détestant enfin mes injustes mépris , n juste repentir engageoit mes esprits ?

FLORIMONDE

3 verrois de bon œil votre attente trompée , ^près l'occasion qui vous est échappée.

46a FLORIMONDE,

GLliANTE. 1

Peut-être que mes pleurs obtiendroient mon pardon, Et que votre pitié m'accorderoit ce don ?

FLORIMONDE

Vos pleurs pourroient plutôt échauffer de la glace. Vous revenez trop tard , un autre a pris- la place.

GLEOiriE.

O dieux l quel changement ! •

GLÉAifTE, à genoux.

Adorable beauté , Cher et charmant objet de ma fidélité , Ce rigoureux: mépris m'est un juste supplice ; Je ne murmure point contre votre justice , Et viens , plus assuré des peines que du prix ,, . Livrer un criminel aux beaux yeux qui Font pris. Punissez , Flarimonde , un ingrat , un barbare , Qui refusoit l'honneur d'une amitié si rare ; A qui le ciel , touché de vos longues douleurs , Avec usure enfin fait payer vos malheurs. L'amour a trouvé place en cette âme inhumaine , Et ma confusion est ma première peine.

Ce fier , ce dédaigneux , cet ennemi d'Amour , Aime plus que mortel qui respire le jour. Je doute de quel trait est mon âme blessée , Et quel aveuglement occupoit ma pensée.

Quel destin est le mien , qu'une heure , qu'un moment. Ait fait de ma froideur un sensible tourment!

FLORIMOITDE.

o dieux ! qu'un doux effet succède à mon envie Si dessous mes désirs votre ânïe est asservie ! Et que je vais punir d'un mépris rigoureux

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