ACTE IV, SCÈNE III
FLORIMONDE
ortun , laissez - moi.
CLiANTE , la retenant.
L'agréable caresse !
FLORIMONDE
irquoi m'arrêtez -vous ? Adieu, l'heure me presse.
GLUANTE
lyant, pour m'exprimer votre amoureux souci, rêté si souvent , me traitez - vous ainsi ?
FROmiMONDE.
mal est bien cruel qui n'a jamais de cesse ; ce qui fiit n'est plus. Passez , ou je vous Isûsse.
CLÉANTE
loi ! vous avez un cœur capable de changer , Tmconstant qu'il est me vouloit engager ?
ELORIMOlfDE.
1 justement ou non , il me plaît de le faire ; : je renonce enfin au dessein de vous plaire.
CLl^AICTE.
ais si j'étois sensible à votre affection , : que. j'eusse caché mon inclination ?
FLORiMONDE.
agissant du repos , c'est mal fait que de feindre , t tel se rit d'Amour qui peut après s'en plaindre.
CLÉANTE
i , détestant enfin mes injustes mépris , n juste repentir engageoit mes esprits ?
FLORIMONDE
3 verrois de bon œil votre attente trompée , ^près l'occasion qui vous est échappée.
46a FLORIMONDE,
GLliANTE. 1
Peut-être que mes pleurs obtiendroient mon pardon, Et que votre pitié m'accorderoit ce don ?
FLORIMONDE
Vos pleurs pourroient plutôt échauffer de la glace. Vous revenez trop tard , un autre a pris- la place.
GLEOiriE.
O dieux l quel changement ! •
GLÉAifTE, à genoux.
Adorable beauté , Cher et charmant objet de ma fidélité , Ce rigoureux: mépris m'est un juste supplice ; Je ne murmure point contre votre justice , Et viens , plus assuré des peines que du prix ,, . Livrer un criminel aux beaux yeux qui Font pris. Punissez , Flarimonde , un ingrat , un barbare , Qui refusoit l'honneur d'une amitié si rare ; A qui le ciel , touché de vos longues douleurs , Avec usure enfin fait payer vos malheurs. L'amour a trouvé place en cette âme inhumaine , Et ma confusion est ma première peine.
Ce fier , ce dédaigneux , cet ennemi d'Amour , Aime plus que mortel qui respire le jour. Je doute de quel trait est mon âme blessée , Et quel aveuglement occupoit ma pensée.
Quel destin est le mien , qu'une heure , qu'un moment. Ait fait de ma froideur un sensible tourment!
FLORIMOITDE.
o dieux ! qu'un doux effet succède à mon envie Si dessous mes désirs votre ânïe est asservie ! Et que je vais punir d'un mépris rigoureux