SCÈNE VI
ÉVANDRE, THÉASTE, CLÉANTE.
iVANDBE.
ux ! qu'un heureux destin m'a conduit en ces lieux ! ut>ns les séparer.
GLUANTE
O sort injurieux !
e ton soin m'est contraire, et combien ton envie bstine aveuglément à conserver ma vie !
THÉASTE.
! souffre, cher ami
JÊVANDRE.
Non , ces efforts sont vains.
THIÎASTE.
e ta crainte m'outrage !
CLEANTE.
o destins inhumains !
litre , divertissant son trépas équitable , inocent périra pour sauver le coupable, portun, laisse -nous.
ÉVANDRE
Attaque- moi , cruel , , ma vie achevée , achève ce duel, is tandis que ce corps possédera son âme , pposerai mes soins à l'ardeur qui t'enflamme.
CLÉANTE
urieux ami , qui me viens secourir
land mon secours dépend du dessein de mourir,
468 FLORIMONDE
Consens à ce combat ; ton importune peine Ne fait que différer son issue incertaine , Et tes soins tôt ou tard ne divertiront pas Mon malheur ou le sien , sa perte ou mon trépaS;
THJÉA.STE.
En ces ëmpéchemens tel qui tremble s'obstine.
GLUANTE
Traître , ce dernier fnot avance ta ruine , * Et ni soihs ni respect ne divertiront plus.....
ÉYANDRE.
Réprime , eber ami , ces efforts superflus , Ou qu'ayant ce combat sur moi ce fer essaie S'il sait faire au besoin une mortelle plaie. Frappe , tu tardes trop.
GLIÉANTE.
Adieu , l'arrêt du sort Veut prolonger ma peine en différant sa mort ; Mais je perdrai le jour plutôt que la colère Qui doit faire cesser sa vie et ma misère , Plutôt que je renonce au soin de me venger.
(11 sort.) THÉASTE.
Tel qui se vante tant a bien part au danger. Tout ne succède pas à ces âmes hautaines , Et le ciel rend souvent ces entreprises vaines.
ÉVANDRE
Quelle injure a causé ce combat hasardeux? Quel sujet si puissant vous animoit tous deux ?
THÈASTE.
Deux mots te l'apprendront : il aime Florimonde.