ACTE IV, SCÈNE VI
EVANDRE
> dieux ! que me dis-tu ?
THÉASTE.
D'une amour sans seconde ; il la rage de voir que je vis sous ses lois ^ortoit ce furieux au dessein que tu vois.
JÊVAWDRE.
) merveilleux effets d'amour et de justice, ^ui de tant de mépris ordonnent le supplice ! St qu'on reconnoit bien en sa punition i^u'un aveugle peut faire une juste action ! Elle rit de ses vœux.
THJÉASTE.
Le chasse , le méprise , Elt paroit , cher ami , si vaine de ma prise , Qu'il n'est bonheur égal à ma félicité , Ni servage si doux que ma captivité.
En un mot, cet amour m'excite cette haine; ^e rival me cherchoit au long de cette plaine , Et, parlant du dessein qu'il a de m'outrager , ^ trouvé sur ses pas un certain étranger ^ui , Foyant discourir avec trop d'insolence , ^vant mon arrivée embrassoit ma défense.
Juel est cet étranger ?
THÉASTE.
Son nom m'est inconnu ; .
1 s'est soustrait d'ici quand j'y suis survenu ; e ne Tai vu qu'à peine , et je brûle d'envie )e voir à qui je dois tant de soin de ma vie.
470 FLORIMONDE
Un autre , tout de même incomiu dans ces lieux ,
M'offense, m'a -t- oh dit, de mots injurieux.
Et je doute quel soin me presse davantage
De voir celui qui m'sdme ou celui qui m'outrage.
Cherchons -les de ce pas; j'ai le prix de tous deux:
Pour le dernier des coups , et pour l'autre des vœux.
FIN DU QUATRIÈME ACTE