Tome V
6io L'ILLUSTRE AMAZONE,
S^IGISMOiriX
Admirable ûoiisitancel Une amitié si rare
M éritoit bien du ciel une âs^ moins barbare.
Mais , ma sœur , permettez que parmi vos malheurs
Je prenne le parti de vos justes douleurs ;
Si leurs ressentimens , si leur plainte est obscure ,
Un frère entend assez la voix de la nature.
Adieu. Dans peu de temps cet époux sans pitié
Ne sera plus de vous la plus belle moitié ,
Et la mort...
CLOTILDE
.Arrêtez. Hélas ! qu^allez - vous faire ?
SIGISMODTD.
Le devoir d'un brave homme et d'un généreux frère.
CLOTILDE
J'embrasse vos genoux. Ces pleurs...
SIGISMOND
C'est par ces pleurs Que l'amour fraternel m'explique vos douleurs.
OLOTILDE.
Oyez donc...
SIGISMOrrD.
Je l'entends. Je sais qu'il me conjure
CLOTILDE
D'épargner une sœur.
SIGISMOND
De venger son injure.
CLOTILDE
Me percer en un cœur que j'ai le plus chéri....
Ik