ACTE IV, SCÈNE IL
FLAUGA.T.
Vous rordonnez , madame , il £siut dcHic que je yive ; Ma vie est en vos mains , mon âme en est captive ; Je n'ai pas oublié que mon sang est un bien Où je n'ai plus de droits , et je n'y prétends rien. Puisqu'il £aiut que j'attende , avant que je. périsse , Que vos divins arrêts ordonnent mon supplice , On verra ma constance , au milieu des couteaux , Respecter votre main en celle de bourreaux , Briller sur l'échafaud ; et , s'il faut que j y monte , L'heur de vous obéir en ef&ce la honte. Mais, par les chastes nœuds d'une sainte amitié. Conservez de Flaucat la plus belle moitié , Qu'il vive encore en vous...
JUDITH
De quoi qu'on nous menace , L'orage le plus grand est signe de bonace , Et je sens que mon cœur s'oppose au sentiment Que lui cause la peur d'un triste événement.- ' Si le ciel est Fauteur de cet heureux présage Qui me rend assurée au milieu du naufrage , Tu verras aujourd'hui tomber , s'il s'accompKt , Un second Holopheme aux pieds d'une Judith.