‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 424 sur 432 · ACTE V, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE III

Qu'un amas de cerveau , de sang et d'os froissés. <c Ébroin » , me dit- il , entr'ouvrant la paupière , Puis , arrêtant sur moi ce reste de lumière , *

a Avant que de périr si tu veux me venger , » Sauve mon assassin , sauve -la du danger. » Ma main dedans mon sang auroit signé sa grâce ^ » Si la mort n'y portoit une étemelle glace. » Tu me répondras d'elle. »

SIGISMOJ^D.

O prince généreux !

ÉBROIir.

Je cours et j'obéis promptement à ses vœux. D'une divine ardeur je la vois transportée Soutenir les efforts d'une troupe irritée, Et se faire un passage au travers des soldats Que son bras glorieux terrassoit sur ses pas , De ce ipéme instrunient , de cette même épée , Dans le sang de leur maître encor toute trempée. Ses yeux tout enflammés jetoient de toutes parts Autant de coups mortels. qu'ils lançoient de' regards. Dieu , qui l'avoit ravie au crime de l'inceste , Répand sur son visage une flamme céleste Dont il forme autour d'elle un rempart éclatant , Et fait de chaque trait un glaive étincelant.

SIGISMOND

Merveille de nos jours ! ô constance x inouïe !

Que devint -elle enfin?

iBROiir.

Je l'avois poursuivie.

LÉVIGILDE.

Ah! seigneur, empêchez ma fille de périr.

65o L'ILLUSTRE AMAZONE,

SIGISMOITD.

Allez , et vous aussi courez la secourir^ Ébroin , de iria p?irt revoyez votre maître. .

ADIÉLAIRE.

Ah ! seigneur , je la vois , elle vient de parottre.

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