SCÈNE IV
SIGISMOND , LÉVIGILDE , JUDITH ; ensuite
ADÉLAIRE.
JUDITH j aux pieds de Sigismond^ cwec une épée
ensanglantée.
Seigneur, je ne viens pas, après un tel forfait , Chercher l'impunité du crime que j'ai fait. Que pourrois-je espérer, que pourrois-je prétendre, Toute teinte du sang que je viens de répandre ? Non , la voix de ce sang encore tout fumant , Pour ne la pas ouïr, parle trop hautement. Ces funestes objets , dans leur triste silence , M'accusant à vos yeux prononcent la sentence.
SIGISMOND
Ah! ma fille, ôte-moi , détourne de mes yeux Ce funeste instrument d'un crime glorieux. Le sang dont il est teint...
JUDITH
Vous presse et vous conjure D'effacer dans le mien cette triste teinture. Il ne me reste plus que la main cl'un bourreau : Je porte à vos genoux ma tête et le couteau.