‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 64 sur 432 · DON PÈDRE, LE COMTE, PÉRÈS · texte numérisé non relu

DON PÈDRE, LE COMTE, PÉRÈS

DON PÈDRE

Quoi ! je règne , et régnant n'ose dire que j'aime ! Je sers, et ne puis plaire avec un diadème!

(APcrés.) •

Toi de ce triste écrit funeste messager. Auteur de mon ennui , travaille à l'alléger , Et si tu veux qu'encor quelque attente me flatte, Va m'obtenir, Pérès, de cette belle ingrate La faveur de passer en son appartement, Et sans l'incommoder lui parler un moment.

(Pérès sort. ) (Au comte. )

Va, j'attends sa réponse. Ah! comte, est-il possible.

Que ce front couronné cache un cœur si sensible.

Et qu'une dépendante et sujette beauté

A de si longs efforts en cadie un indompté?

Par quel droit vanton»sious, malheureux que noussonunc

L'avantage des rois sur le reste des hommes ,

Si, sujets comme vous à notre passion, •

Nous soutenons si mal cette présomption ,

Que d'un simple regard qu'un bel œil nous envoie

Nos libertés souvent sont la honteuse proie?

LS COMTE

Le malheur de souffrir pour d'aimables objets Est le sort aussi-bieu des rois que des sujets.

DON PèDRE.

Ma plus sensible peine , en ce que je propose j

Est que mon dessein m^ine à mon dessein s'oppose,

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