DON PÈDRE, LE COMTE, PÉRÈS
DON PÈDRE
Quoi ! je règne , et régnant n'ose dire que j'aime ! Je sers, et ne puis plaire avec un diadème!
(APcrés.) •
Toi de ce triste écrit funeste messager. Auteur de mon ennui , travaille à l'alléger , Et si tu veux qu'encor quelque attente me flatte, Va m'obtenir, Pérès, de cette belle ingrate La faveur de passer en son appartement, Et sans l'incommoder lui parler un moment.
(Pérès sort. ) (Au comte. )
Va, j'attends sa réponse. Ah! comte, est-il possible.
Que ce front couronné cache un cœur si sensible.
Et qu'une dépendante et sujette beauté
A de si longs efforts en cadie un indompté?
Par quel droit vanton»sious, malheureux que noussonunc
L'avantage des rois sur le reste des hommes ,
Si, sujets comme vous à notre passion, •
Nous soutenons si mal cette présomption ,
Que d'un simple regard qu'un bel œil nous envoie
Nos libertés souvent sont la honteuse proie?
LS COMTE
Le malheur de souffrir pour d'aimables objets Est le sort aussi-bieu des rois que des sujets.
DON PèDRE.
Ma plus sensible peine , en ce que je propose j
Est que mon dessein m^ine à mon dessein s'oppose,