‹ Œuvres FablesChapitre 36 sur 131 · LIVRE IT · texte numérisé non relu

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Hs préchoient à leurs fils la vertu , la sagesse,

Leur parloient du bonheur qu'ils procurent toujours ;

Le père par un conte égayoit ses discours y

La mère par une caresse.

L'ulué de ces enfants , ne grave , studieux ,

Lisoit et médîtoît sans cesse ; Le cadet, vif, lëger, mais plein de gentillesse, Sautoit , rioit toujours , ne se plaîsoit qu'aux jeux. Un soir, selon l'usage, à côte de leur père, Assis près d'une table où s'appuyoit la mère , L'aîné lisoit Rollin : le cadet, peu soigneux D'apprendre les hauts faits des Romains ou des Parthes ,. Employoit tout son art , toutes ses facultés , A joindre , à scrutenir par les quatre côtés

Un fragile château de cartes, n n'en respiroit pas d'attention , de peur.

Tout à coup voici le lecteur Qui s'interrompt : Papa, dit-il, daigne m'instruire Pourquoi certains guerriers sont nommés conquérants ,

Et d'autres fondateurs d'empire :

Ces deux noms sont-ils difiërents ?

Le père méditoit une réponse sage , Lorsque son fils cadet , transporté de plaisir , Après tant de travail, d'avoir pu parvenir

A placer son second étage , S'écrie : H est fini ! Son frère munùtitant Se £khe , et d'un seul coup décndt son long ouvra|p j

Et voilà le cadet pleurant

Mon fils, répond alors le père,

Le fondateur c'est votre frère ..

Et vous êtes le conquérant.

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FABLE XIII

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