LIVRE IT
Hs préchoient à leurs fils la vertu , la sagesse,
Leur parloient du bonheur qu'ils procurent toujours ;
Le père par un conte égayoit ses discours y
La mère par une caresse.
L'ulué de ces enfants , ne grave , studieux ,
Lisoit et médîtoît sans cesse ; Le cadet, vif, lëger, mais plein de gentillesse, Sautoit , rioit toujours , ne se plaîsoit qu'aux jeux. Un soir, selon l'usage, à côte de leur père, Assis près d'une table où s'appuyoit la mère , L'aîné lisoit Rollin : le cadet, peu soigneux D'apprendre les hauts faits des Romains ou des Parthes ,. Employoit tout son art , toutes ses facultés , A joindre , à scrutenir par les quatre côtés
Un fragile château de cartes, n n'en respiroit pas d'attention , de peur.
Tout à coup voici le lecteur Qui s'interrompt : Papa, dit-il, daigne m'instruire Pourquoi certains guerriers sont nommés conquérants ,
Et d'autres fondateurs d'empire :
Ces deux noms sont-ils difiërents ?
Le père méditoit une réponse sage , Lorsque son fils cadet , transporté de plaisir , Après tant de travail, d'avoir pu parvenir
A placer son second étage , S'écrie : H est fini ! Son frère munùtitant Se £khe , et d'un seul coup décndt son long ouvra|p j
Et voilà le cadet pleurant
Mon fils, répond alors le père,
Le fondateur c'est votre frère ..
Et vous êtes le conquérant.
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FABLE XIII