‹ Œuvres FablesChapitre 41 sur 131 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

A cette boDoe école il acquit avec Vl^

Sagesse , esprit , force et raison.

Que lui falloit-il davantage?

Il ignoroit pourtant encor cpi'iî fàt lion ; Lorsqu'un jour qu'il parloit de sa reconnoissance

A son maître , à son bienfiiiteiir , Un tigre furieux, d'une énorme grandeur, Paroissant tout à coup , contre le chien «'aimnce.

Le lionceau plus prompt s'élance , n hérisse ses crins , il rugit de fureur , Bat ses flancs de sa queue , et ses griffes sanglantes Ont bientôt dispersé les entraiUes fumantes

De son redojutnble ennemi.

A peine il est vainqueur qu'il court à son ami : Oh I quel bonheur pour moi d'avoir sauyé ta vie !

Mais quel est mon ëtonnement !

Sais<-tu que Tamitië, dans cet heureux mofiient, M'a donne d'un lion la force et la furie ?

Tons l'êtes , mon dier fils , oui , vous êtes mon roi^, '

Dit le chien tout baigné de larmes.

Le voiUi donc venu , ce moment plein de charmes , Où) vous rendant enfin tout ce que je vous doi, Je peux vous dévoiler un important mystère !

Retournons à la cour, mes travaux sont finis. Cher prince , malgré moi , cependant je gémis , Je pleure , pardonnez , tout l'État trouve un père ,

£t moi je vais perdre mon fils.

j^ FABLES.

FABLE XVI

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