‹ Œuvres inédites de Maine de Biran (volume 2)Chapitre 27 sur 90 · LXII . GEUVRES DE M. DE BIRAN · texte numérisé non relu

LXII . GEUVRES DE M. DE BIRAN

de veille sans un déploiement exprès d'activité, caractérise le système sensitif. Le mot est le spectateur des phénomènes ; le sentiment de l'identité personnelle apparaît ; les modes de l'existence connus par le sujet qui les éprouve donnent lieu à la réminiscence ; l'idée de cause que le moï tire de son propre fonds fait attribuer aux modes sentis une cause étrangère. Les éléments du système affectif ne se transforment pas, mais ils entrent en combinaison avec l'effort, élément d’une autre nature. Les sensations sont doubles, ear toute sensation ramenée à l’unité n’est plus que l'impression inconsciente du système précédent.

Le moi présent ou absent établit une ligne de démarcation absolue entre le système affectif et le système sensitif; la subordination entière de l'activité propre de l’âme aux impressions du dehors, fait le caractère du système sensitif par opposition aux sys tèmes suivants.

Lorsque l'effort dépasse le degré qui fait le simple état de veille, 1l prend le jeu des organes-sous sa direction, et concentre tour à tour leur action sur un seul objet. Tel est le caractère de l'attention dont la présence détermine les faits du système perceptif.

Les sensations rendues plus distinctes deviennent des perceptions, c'est-à-dire des aetes de connaissance auxquels le #tof concourt par un déploiement exprès d'activité. Le fait capital de ce système est le jugement d'extériorité qui introduit la connaissance des corps étrangers. Dans l'ordre sensitif, la sensation s'accompagne de la croyance à une cause indétermi-

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