‹ Œuvres inédites de Maine de Biran (volume 3)Chapitre 24 sur 37 · II. u · texte numérisé non relu

II. u

j^ FOND. DE f A B^CElÇj^^piÇj r:?4^Tv P- SECT. IV.

les faif? fiu roême ordre ^ leurs p^^iqpjgçs^ étçi»4fa )ps ppiqpipep au plu? gr^pd uft^bfe, d^ jf^itç ppssîbje, pt dpnPPCft aiflsi à ces ^ernierg |p p^u^ ^^?.^t, d^ gré de Ij^isoa, (l'harippnie çt 4 unité (IJ.

Qette spieppp f^'e^^pliquefa Ip cçnii^ei\t d'î^^ç^^ pfiénopiènQ, car ce coipmffff n'p$t ^o\ï\\ Pfilflprj^, p;i principe ni pn f.ésultat^ (laps le f^jf pf irpîtif ^\>^ tout est dédviit- ?ui^qv»e ja ^eule capsp dftpn^e iipfliédifitppieiit à elle-mp^pp ignore inyinciblprppnt comment elle agit, il faut bien renoncer à savoir comnjei^t agjs^ept toutpç les autrp§ forcer dont Tp^içte^pe est induitp du septimen^ de \^ nôtre, pt ^ont pftti^ cftpnaissap^ ^pulpmepl: lep relations par pplle^ de.$ f^j^s ip3ppar2fble§ de Jeur p^isteppe,

La scienpp ({\\\ fa^ un emploi co,i^s^n| du rfipport (le caijsf^lité pri^ d^n^ sa ^pviï'pe» ^W dé^i^jre tous \^^ faijs de sQp ressort, procédera dppp pçir Mppsu^p ^p jugeipents intpitifs^ pt dp (léduc^jqps pjfpljcatJY*^ cpf^tîjipps, népe^^^irp^.

ta Rsypholûgip a ve^oncé ^ sqr titre, ïpppq^pu ^ps (|rqitS et ^e§ foiip^jqp^ le§ plus rplpv^ps, lor?(ju'e,|ie fist p|i^*tip ^t |a sep^fttjqu cflp^fpp (Ip l'origine ^p ^pute f^çqltp, ftM ^u principe qnique de ^qut cp cjiip nous sommes. La sensation est un mpd^ fHgitif, gqi SHppûçp qpp çubst^ppe 9^ ijq ê^rp 4\^r3l)lp j ç'e^t un plïet passjager g^\ suppose ^pp cap^p pprm^pentp ; Pt cpppq^apj; pp ft rp^qit toute la ïpétapl^ysiqup à HP ipu 4p çpps^tipns, 4p^ré^ de toutç j^pq ^Iç c^pse et

(1)^ Vqyez les Mélanges de UuératyLre, et de philosophie par F. Àncillon, tome ii, page 124 : Essai sur le premier prob^tM

(jç Sl^bçt^ne^.. P^, e§^ p.?irtii| ^on ii'up f^it, ^nai^ d'uqe pb^^r^çtipç^, floq d'uqçpqtionpr^ïqièresiqipjg, 1x15^^ d'iiflç ic^^ç générale, çt, en res,(^pt fi^^l^^|][ pçjwt de ^f;ps(rt, Ift ^cio^^çe n'a p^ sp ÇftfflpQ^Q^* q^e ^p^ pi^§s,jfications ou de déductions logiques, ^ s'at^ç^nt à ^a vént^çon(|ifianneHe, ou d'iiypft^hè^pç ^xplie^tives, pt de (^é^pQtJQ^s incp^'taiflç^, en çherej^apt à ptabUr g\ielgne^ v^qt^s physiques §jir l^s c^^se^ p^léflpu^'fis pu prg^niqu€i§ de la sçp^a|ion.

P'upe part, la qausq métaphyaiqup et effiçipntp çst ll^nnie (|e l'pptrép (jp |a scjçnc.e pi^ |f) y^ppo^t ^e causalité est jpéçQnRu fjan^ sa ^qijrce ; d'î^utrp paf (, la ^eflsfitjftp p^S^sive ne) çoffliqepce ppint d'elle-mêmq, p'efij; un effipt qui dejn^Rfie upe cfiuse. Cette pau^e fl€\ peut ptre upp fiensa^ioa p^efpièrq, c^p ce||p-çi ^e^ p^f^pdepait epçprq quelqj^p cjipge avai^t pUe papable d^ I9 pro4pipe, et on se trouverait dani^ un prpgrès ^ ripfipj, pu Yo^ tOHfqerfiJt d^ns*pi^ cprple. Dqnp, la sensation, effit, suppose la réalité de sa cause olyepj:ive, p|; ceJlp dps prgaqp^ pécpsgaire^ ppur 1^ recevoir, t^'exi^t^npe du ipqndp pxj;éripp]r et celle du qprps ^pnt dppp de§ dopn^es prpipière^, aptérjepfes k U §iqpsîktiou ; il pst donc jputile (Je chercher epspjtj^ k prouver U réalité de cette pxistencp; \] pst incop- 3éqpeût d'en douter et dp dire que npug pe conp^Jssons que nos sensations.

Pespartes pouvait bien élever ce doute en partant de la réflexion, ou de Facte de la pensée, ou du m9i p^paré de topj; ce qui n'est pas lui ; car ce p}oi n'est point un effet pour lui-même, et son aperoep^ion première imnjédiate np demande aucune caiisp avant

elle qui la produise, comme la sensation passive. Mais passons sur cette inconséquence d'une doctrine qui réunit l'idéalisme spéculatif avec le matérialisme pratique, et admettons l'objet donné comme cause de la sensation.

L'objet n'agit, ou est censé n'agir que par impulsion (1). L'eflet de l'impulsion ne peut être qu'un mouvement : il y a donc un premier mouvement, communiqué du dehors à nos organes, et transmis au cerveau; et ce mouvement, s'il n'est pas la sensation, sera bien près de s'identifier avec elle. Nous voilà dans la physique, où il ne s'agit plus que de phénomènes qui se suivent, et qui sont agpelés tour à tour causes et effets les uns des autres, et où aussi cet ordre de succession est confondu incessamment avec le principe de la liaison nécessaire d'une cause efficiente avec son effet, liaison dont le type exclusif unique est dïins la force propre constitutive du moi.

L'impulsion de l'objet est la cause physique de la sensation, par cela seul qu'elle la précède habituellement, et qu'elle est censée, ou crue, devoir toujours et nécessairement la précéder. La sensation est pour le même motif la cause physique de la perception, ou du jugement qui atteste l'existence de l'ob-

(1) « Quant à la manière dont les corps produisent en nous des « idées^ c'est manifestement par voie d'impulsion, car c'est la 9 seule par laquelle nous pouvons concevoir qu'un corps puisse « agir.))(fc;jî5ûi philosophique concernant Centendement humain^ liv, II, chap. VIII, S 11.) — Locke pouvait ajouter sur un autre corps, car nous ne concevons sûrement pas comment un corps agit par impulsion sur l'esprit ou le moi, — (M. de B.)

La citation de Locke n'est pas textuelle. {Éditeur.)

jet hors de nous. Ce sont là des efiTets de même nature ; et comme toute notre connaissance physique se borne à celle des mouvements, ou des résultats de mouvements impulsifs , la connaissance métaphysique ,ou celle de ce qui est en nous, comme sujets sentants et pensants, se bornera à celle des mouvements de fibres organiques ou des produits de ces mouvements. Il s'agira de déterminer par hypothèse quelle doit être la combinaison de ces mouvements, ou l'ordre de leur succession, capable de produire divers phénomènes que nous observerons en nous, comme ceux de la mémoire, de l'association des idées, et c'est ce qu'on appellera expliquer les phénomènes psychologiques (1).

De là on pourra être conduit à considérer le sentiment et la pensée comme une fonction particulière du système nerveux, ou du cerveau qui en est le centre. La sensibilité, et toutes les facultés qui sont sous sa dépendance, étant attribuées à l'organisation matérielle, toute l'analyse métaphysique s'appuyant avec confiance sur une division physiologique des organes, de leurs fonctions et de leur jeu, en recevra cette clarté, cette facilité apparente que les images communiquent aux notions réflexives, en s'unissant avec elles comme des symboles propres à expliquer ce qui est obscur en soi.

Il est aisé de voir que ces illusions, et cette fausse direction donnée à la science de Tesprit humain viennent :

1* De ce que l'on confond perpétuellement les

(1) Bonnet et Hartiey font un emploi continuel de ces hypothèses sur lesquelles ils ont basé leurs théories psychologiques.

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causes méWphysîqùes, bii elÈScienfes, avec Vés causes pnysiqùes, o\i de ce qu'on biecôdnàît i'bri^inè et la valeur du rapport de causalité.

2" l)é ce que, transportant le principe de ïîàisoii nécessaire à des faits hétérogènes qui se suivent ordinairement, comme lé mouvement extérieur et là sensation, ou celle-ci et la perception, on établit entre ces termes une analogie qù^on trânsforliiera même en identité, à IViclé dé ce principe, que lés causes doivent être a une nature noioaogène avec leurs effets, principe qui n'est vrai que pour les càUseï^ physiques, ou les phénomènes antérieurs par rapport à ceux qui les suivent.

3° De ce que, fondant des hypothèses sur ces analogies, on croit pouvoir déduire de la combinaison de certains mouvements organiques, ou quelquefois de la configuration de certaines parties du cerveau, des faits psychologiques qui fie peuvent être constatés que par le sens intime, et expliqués ou déduits qu'à partir d'un fait primitif du môme ordre, lié intmediatement à Texistenee de la cause métaphysique.

4° Dé ce qiie, ne remontant point j'usqû^à ce fait prihiitit, qui, ùbè fois bien éclairé dans sa nature, resserrerait toute explication dans ses bornies légiti^ mes, 6ri croil; p^oïïvoïr éxptiqùet le commëhi d*un fait tel que la sensation, à l'aide dé mouvements impulsifs qui auraient besoin eux-mêmes d'être expliqués autant que tout le resté.

D'où Von voit ijue ces prétendîtes "exfrftofltions n'appreiiftéHl Wéù Wr % -ix^ Mtt îl Vagit, "èï tté

stsTÉÀfe RÊFtisin?'. — fcn: fri 367

î^èfvént t[u*à l'dbscùrclf , en siibstltuaht dëfe iittsigëè conftiseé kuk idées sîtnjJleà el t)ar'faîtetoieht fcldlt'es éé la ^êfleiîbH.

îl y k entre fcette espfebe die rtièbphysiqufe phyàiologiqùe et là traie psychologie, qui déduit dit ftiit iJrihiîtif de ct)hScifenbe Tensemblë de tdus les faits hotnogëhës de éet ordfé, k itiëme diffêrfeiice qu'élitt»e la t)hjrslqùe de Descaries, p8l^ eiëmple, fondée éur dëè ëii)lîicatibhâ hypothêtiqueé de phéiiôlnëHès, qùé l'on pWteiid t^âmetael» à Tinlpuhibn, corilthë à h setile fcdiiSe ckiW bli évidente par elle-itlêfne ; et là mécanique céleste, où tous les phénomèhe!^ febht déduits nécessairement de l'existence de deux forces et de leurs relations homogènes.

En admettant la sensation passive» telle que Condillac la prend pour origine, et en accordant que toutes les facultés passives du même ordre en sont dérivées, il est impossible d'en déduire, même par aucune hypothèse explicative probable, l'idée que nous avons d'une cause» et d'abord de notre moi comme étant cause des actes, ou mouvements, que la volonté détermine. Il est impossible par suite d'en déduire aucune de nos facultés actives, qui ne sont que cette volonté même en exercice, ou autant de cas particuliers de l'application constante que nous faisons du rapport de causalité à tout ce que nous apercevons ou sentons, comme étant en notre pouvoir.

La théorie qui n'admet qu'un seul principe sentant est comme celle qui, n'admettant qu'un principe d'impulsion dans la nature» laisserait à l'écart

tous les faits qui ne pourraient se ranger sous ses lois, ou leur ferait violence pour les y soumettre.

Quelque bien liée, ou quelque probable qu elle soit, dans Tordre de faits auxquels son principe peut s'étendre, cette théorie hypothétique n'est donc pas la science de l'esprit humain. Elle n'atteint pas aux limites de la science métaphysique, puisqu'elle emploie dès son début le principe de causalité, comme toutes les sciences physiques, en s'ôtant les moyens de remonter à son origine. Elle suppose ce qu'il s'agit d'abord de bien définir; elle veut expliquer ce qui est inexplicable

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