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378 FONDEMENTS DÉ LA PSfCHOLOGIE.
jet, par le seul développement de cette idée et sans emprunter rien d*extérieur à elle.
â° Que je piiis former ainsi tirie suite de jugements ou de propositions qui ont un caractère d'Universalité et de nécessité, savoir : d'universalité, en ce que la même essehce simple se trouve i'épétée oU multipliée indéfiniment, dans tous les objets (jUe je puis concevoir ou me représenter comme existants, sans aucune exception ni limitation; et de nécessité, ert ce que tout ce que j'attribue au sujet est dérivé immédiatement de son essence, de telle manière que je île puis y penser saris être nécessité à admettre par cela même les attributs qui en sont insépiarables.
De l'idée de la résistance continuée ou répétée, je déduis celle de l'élendue avec ses trois dimensions successives, celle de l'impénétrabilité, de la mobilité. En dérivant successivement tous ces attributs les uns des autres, et de l'essence même du sujet résistant, je porte une suite de jugements liés entre eux él au premier ou au plus simple de tous.
J'appelle ces jugements synthétiqties, parce qu'ils s'ajoutent successivement à l'idée simple du sujet ; parce que l'esprit procède en allant de ce simple au composé, par le développement d'une seule idée, ou la répétition d'un même élément, sans emprunter aucun élément hétérogène au point de départ. Oh pourrait dire aussi que ces jugements synthétique^ sont a priori, non point qu'ils soient indépendants de toute expérience, mais parce qu'ils émanent directement ^u fait primitif de l'existence, qu'ils ne supposent rien de plus, et n'ont pas besoin d'élre
côiifirtaés fchacûtt par une expérience particulière pour paraître vrais.