AVANT-PROPOS DE L'ÉDITEUR
L*idée et riDiliative des pages qu'on fa lire, apparliennent à Charles Loyson, jeune homme distingué, prématu^
rément enlevé à lu culture îles lettres, a i àge de 20 ans. Dans les derniers temps de sa vie, il se lia d amitié avec Maioe de Biran (1), dont il paraît avoir adopté les doctrines psychologiques. Il crut reconnaître des analogies frappantes entre ces doclriues et le système théuiogique, exposé dans le premier chapitre de l'Ëvangile selon saint Jean. li entreprit d'exposer ces analogies en traduisant, dans la langue psychologique» ce que Tapolre allirmedans le point de vue religieux.
Ce travail est exécuté sur des feuilles intercalées dans unexempluue du Nouvcdu-Teslameul, ({ui porte la dale de 4819; le travail de Loyson est vraisemblablement de 4820. La mort, qui le surprit, ne lui permit pas dV chever la lâche qu'il avait entreprise. Celle lâche, M. de Biran la continua, et adopta en quelque sorte, par ce fait même, la pensée de son jeune ami. Plus tard, en décem*> bre1823, il fit, de nouveau, des notes sur les premiers versets de cet Évangile qui exerce sur toutes les âmes méditatives une puissance d'attraction si marquée.
Les pages qui suivent se composent donc de trois parties distinctes On comprend qu'il ne pouvait être question
(1) Voir les Pensées de M. de Biran, sous les dates 4es 27 et 2S juin 1820.