TIE DE L*ESPR1T
Tunion de la vie uniiuale et de la vie active du moi^ soit celle de la deuxième vie de rbomme avec une troisième vie plus haute, qui est toute spirituelle. L'homme est aux yeux des iateliigences supérieures qui vivent de cette vie» ce que le polype est aux yeux du naturaliste. Car nous sentons bien aussi en nousmêmes la force animale unie intimement à celle de resprit qui ne 8*7 confond pas, mais qui semble le plus souvent y être comme absorbée. L'intelligence supérieure qui contemplerait ainsi Thomme, dans le plus grand nombre de ses actes extérieurs, le verrait saiib doute aussi rapproché des animaux qui lui ressemblent par Torganisation , que les naturalistes voient le polype rapproché du végétal. Mais ces intelligences sauraient, mieux encore que nos naturalistes, faire la part de deux forces dont le lien intime ne saurait les empêcher de reconnaître la diversité et la nature respective dans tous les actes humains, produits du concours de ces deux forces distinctes, comme les mouvements du polype et ses foncLions assimilatrices sont les produits combinés des forces Tégétatives et animales*
L'homme tient peut-être, en effet, dans l'échelle des esprits, le rang qu'occupe le polype dans celle des êtres sentants. Il est même plus près de l'animal que le polype du végétal. Hais ce qui fait la grande distinction, c'est que l'homme est doué d'une activité propre, par laquelle il peut de lui-même monter dans Téchelle, avancer son rang et s*y préparer encore une place supérieure quand son éducation ac-
M ANTHRaPOLOGIB.
tuelle sera finie, quand la mort aura été entièrement abiorbée par I0 m (1).
Les passiops naturelles ont leur source dans U vie
organique et appartiennent à I^animal avant d*ètre daDsrUoiiiine. lels sont les appélils relatifâ à la conservation des êtres organisés sentants» et à la propatgation des espèces. Les passions sociales se joignent toujours dans riiomine aux passions naturelles et les compliquent. Dans l'état le plus ordinaire des hommes en société, toute passion naturelle, ou appétit organique, partant de l'organisme, monte pour ainsi dire de la vie animale à celle de Thomme. U y a mélange de phénomènes ou échange des produits de deux forces diiFércuics. De là riuUuence de Timagination sur la sensibilité* les combats de la volonté, de la raison, de l'intérêt, les affections entraînantes, le malheur dans le désordre ou le défaut senti dliarmonie. Dans cette deuxième vie, moyenne, toute passion se caractérise par la spontanéité des produits, soit de rorgaïusine, soit de 1 imaginatiou, qui prennent tour à tour l'initiative, mais n'en sont pas moins toujours hors du cercle d'activité du moi, de l'homme libre et proprement moral, qui n'assiste aux phénomènes intérieurs que comme témoin, ftibiuit effort pour empêcher, distraire les produits d'une force qui u est pas, et qu'il sent bien n'être
(1) 2*ÊpltredeMiatPaiUaiixCorintlueii8»clu|i» V;Tenet4.
VEE DB L*ESPRlt.
pas la sienne. Ce mélange de produits et cet antagonisme de forces constituent la passion de i'aniour et tous les plaisirs sympaibiques que goûtent les hommes, en satisfaisant ensenihlo des besoins ou des goûts communs. Mais au-dessus de cette deuxième vie, il en est une troisième qui, pas plus que la vie organi(|ue, n'a en elle-même sou [jrincipe, ses alimcuts, ses mobiles d'activité, mais qui les emprunte d'une source plus haute, la même qui a tout produit et qui dirige tout vers une fin.
La deuxième vie de Tliomme ne semble lui être donnée que pour s'élever k cette troisième, où il est affranchi du joug des affections et des passions, où le génie, le démon qui dirige Tàme et Téclaire comme d*un reflet de la divinité, se fait entendre dans le silence de toute nature sensible, ofi rien ne se passe enfin dans le sens ou l'imagination qui ne soit ou voulu par le m<it, ou suggéré, inspiré par la force suprême, dans laquelle ce moi vient s'absorber et se contbndre. Tel est peut-être l'état primitif d'oà l'âme humaine est descendue, et où elle aspire à remonter.
Le ciiristianisme seul explique ce mystère; seul il révèle à l'homme une troisième vie, supérîeureàcelle de la sensibilité et à celle de la raison ou de la volonté humaine. Aucun autre système de philosophie ne s'est élevé jusque*là. La philosophie stoîque de Marc-Aurèle, tout élevée qu'elle est, ne sort pas des limites de la deuxième vie, et montre seulement Avee exagération le pouvoir de la volonté, ou encore de la lùiSOQ [qui forme à Tàmc comme une atmo-
Uigmzeu by CjOO^Ic
ANTHROPOLOGIE
sphère lomiDease doDl la source est hors de Tâme)
sur les affections et les passions de la vie sensilive. Hais il y a quelque chose de plus, c'est Tabsorption de la raison et de la volonté dans une force suprême,
absorption qui coiibtt lue sans effort, un état de pertectioD et de bonheur.
Notre âme semble obéir k diverses attractions, comme ce que nous appelons la matière. Les affections de Toi^nisroe, quand elles sont nombreuses, vives et variables en raison du tempérament, atrirent à elles presque toutes les forces de Tâme et la fixent ou Tabsorbent dans le corps, au point que la personnalité, la liberté peuvent disparaître entièrement, et que riioiinne se trouve réduit à Tétat de ranimai. Il ne pourrait même jamais sortir de cet état, si son âme n'était pas douée d*une force propre qui Tempêche d'obéir toujours et entièrement à Tattraction du corps. Cette force active peut concentrer râme en elle-même, en la faisant tourner, pour ainsi dire, sur elle-mèine et autour de ses propres idées : c*est la vie philosophique qui consiste dans la méditation intérieure, dans Texerciee de Tactivité employée à résister à ses proptes alVeclioiis, à se bien conduire dans le monde intérieur, de manière k at* teindre un but intellectuel. La force active peut ausâ porter Tâme hors d'elle-même, vers un idéal, un infini qui lui est donné, ou qu'elle se donne pour but de ses elTorts. En entrant ainsi dans une sphère su-
péheure, toute lumineuse, l'âme peut encore obéir à une attraction tout à fait opposée k celle du corps et
s'y absorber de manière à y perdre même (e senlïment de son moi avec sa liberté. C'est la vie mystique de l'enthousiasme et le plus haut degré où puisse atteindre Fâme huinaine, en s'identifiant autant qu'il est en elle avec son objet suprême, et revenant ainsi à la source d*où elle est émanée. La liberté in* terne gouverne la force atti active de Tâme, ou plutôt cette force se gouverne librement elle-mémet mais jusqu'à un certain point seulement. L'âme, par ses désirs et en vertu de sa nature intellectuelle, tend à l'union avec Dieu ; en vertu de sa nature sensitive ou animale, elle tend à l'union avec les corps et avec le sien pn)[)rc : double tendance qui empêche le repos de l'homme. Les âmes les plus pures, les plus élevées, sont encore souvent dominées par une tendance
terrestre, et celles qui s'abandonnent le [)1lis complètement à la vie animale sont encore plus souvent tourmentées par les besoins d'une autre nature, qui s'expriment par le malaise, l'ennui, l'agitation intérieure qui tourmentent les malheureux comblés au iiehors de tous les dons les plus brillants de la foi^ tune ou de la nature : Toute créature yemit.
Dans l'état ordinaire de l'homme, ayant le coujcttm et le compoi sui^ les impressions du sens vital adjoignent nécessairement à toutes les idées, toutes les opérations et toutes les combinaisons actives de
AmftUMIOQItt
l*étre pensant. C'esl même de cette source que les idées de chaque homme empruntent l'espèce de ooo-
leuruu de teinte affective qui leur est propre, comme aussi les caractères, tantôt d'assurance, de clarté, de fixité, tantôt de trouble, d*faésitation, de lenteur et de mohililé qui les difi'ércncient dans divers individus, ou dans le même en diiiérents temps. Les résultats de cette association sont généraux et communs à tous les hommes, quoiqu'ils ne s'en aperçoivent pas toujours; et ils n*out aucun moyen direct de s'en affranchir, quel que soit le degré d*effort et d'activité qu'ils mettent dans le choix des idées élaborées par Tintelligence ; toujours lis dépendent quant è la manière dont ils saisissent ces idéee« dont ils y adhèrent avec amour ou dégoût, de certaines dispositions organiques. Et c'est là ce qui eiplîque rinconstanoe, la légèreté de la plupart des esprits qui s'intéressent et se désintéressent si mpidement pour les mêmes objets d'étude. Cette adhérence d^ l'esprit à ses propres idées tient done au corps, et exprime en quelque sorte les rapports que la vie opganique, ou animale, entretient toujours avec la vie active de l'homme ; mais il n'en est pas de mèiM pour la vie de l'esprit.
L'àme qui se trouve unie et comme identifiée par l'amour avec l'esprit supérieur d'où elle émane, n^est plus sujette h l'infÏMence de l'organisme, elle ne s'occupe plus de quel côté soniïle le vent de rin.slâbilité, mais elle demeure fixée à son centre, et tend Invariablemfertl vers sa fin unique, quelles que soient les variations organiques et les dispositions de la sen^
m DB VEsnm M
sibilité. C*eit même souvent qmni le eorpa abaltu, que toutes ses forces languisseutj que la maebioe tombe en raines et que raDtmala perdu toute
vivacité, toute éoergie vîtfile, que la lumière de Tes* pnl jtl[t^ le plus d'éclat et que i àme vit le plu» €omplétement <)<^ 1» vio de cet esprit, qu'elle eu jeuil avec le plus d'amour. Uesprii êou/flê oh U 9mtê (1) ; quulquelois il se relire : i ame louibe daus la langueur el la sécheresse; mais comme ce n'est pas l'organisme qui la soutient et fait ses états d'élévation, ce 11 e&t pa^) lui iiuQ plus ijui i abaudoone quand elie tombe en dé^îllanee; tout au contraire, ello déCuille d*autant plus que For^anisme prévaut.
Tout e^^t inverbe daas lesdeux vies ; là oîi Tanimal se réjouit et se sent plein de courage et d'activité, d*orgueiI de la vie, Tesprit s'afflige, s'fiumilie et se sent abattu, couHn< |m ive du &uu uuiijue jppui. Réciproquement, où 1 homme animai s'inquiète, se trouble, s'attriste et ne trouva en lui que faiblesie, sujet de dceourageuiviii < t de désespoir, i c^pru a'è» lèv^ et se livre à la pliis douce jofe*
Cette hauteur avec laquelle Tàme qui vit en Dit»
juge et iju pi i^e souverameuient tout te *^ui fai( la
glpire e^ les joies de la terre, s'aliie admirablemenl avec cette humilité profonde, tant recommandée par
le Chrislianisine, et qui l'ail préciséiiit;iii 1>' ( ;i! ;i(;tère di^ctii d0 sa morale. PIm^ i'ffspr^ eat haut Ott élevé var3 Dieu, plufi \\ humilia rbpipinOf mieux il lui l'^it, sçutii iupt ce qii'il y 4 4(â^û|[fadaùuu ou
ANTHROPOLOGIE
d^abjeclioii dans cette nature animale qui Tenveloppe de toutes parts et tend sans cesse à l absor ber.
Les rapports qui existent entre les éléments et les produits des trois vies de Thomme, sont le sujet de méditation le plus beau, mais aussi le plus diilicile. Le stoïcisme nous montre tout ce qu*ii peut y avoir de plus élevé dans la vie active, mais il fait abstraction de la nature animale et méconuaU absolument tout ce qui tient à la vie de Tesprit. Sa morale pratique est au-dessus des forces de Thumanité, Le Christianisme seul embrasse tout Thomme. Il ne dissimule aucun des côtés de sa nature et tire parti de ses misères et de sa faiblesse, pour le conduire à sa fin, en lui liionlrant tout le besoin qu'il a d'un secours plus élevé.
Tant que la lutte persiste entre les deux natures, la chair a est pas encore absorbée par Tesprit, la mort par la vie; Thomme est livré à sa force propre, dont l'énergie se manifeste et se développe dans Topposition ou la résistance de Torganisnie. C'est le plus haut degré de la vie du mai; mais la vie de Tesprit n'a pas encore commencé.
C'est au moment où le mof triomphe, où la passion est vaincue, où le devoir est accompli contre toutes les résistances affectives, enfin où le sacrifice est consommé, que, tout effort cessant, Tàme est remplie d*un sentiment ineffable, où le imoi se trouve absorbé. Alors seulement la lumière luit au milieu des icuè-
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bres ; les ténèbres se retireot; uu calme pur succède aux tempêtes; une douce paix se fait sentir où existait auparavant une afïVe use guerre. La vie de l'esprit a commencé : Dieu se faitentendre ou sentir à i'àme de i'homme vertueux.
Le sentiment de la vertu qui triomphe des penchants, le sentiment du devoir satisfait est, en effet, le sentiment de la divinité pour ceux mêmes qui ne la connaissent pas, ou que les lumières d'une religion positive et révélée n'ont pas encore éclairés. Cest ainsi qu'il faut entendre eette vérité incontestable, que c'est par le sentiment seul dei'ainuur que Tàme se trouve élevée jusqu'à Dieu; pourvu que Ton entende bien que c'est un sentiment qui n'est point passif, ni spontané, m piéveuaut faction, comme le dit si bien Malebranche des plaisirs des sens ou des affections immédiates de la sensibilité, mais le sentiment du bien, du beau moral, de la vertu et du devoir satisfait, de la vérité sortant des nuages, etc.
Ce sentiment est celui du repos de l'âme après et non avant l'effort; après l'emploi de toute l'activité de l'àme dirigée vers un but digne d'elle, approprié à sa nature et à sa destination, et non pendant que cette activité s'exerce. Le moment du repos, du calme des sens ou de la chair assujettie, est celui où l'àme se place sous Tinfluence de cet esprit qui seul connaît Dieu et fait en lui sa demeure fixe. Ainsi s'explique cette grande parole que la foi ne vient que' par les œuvres, que l'amour donne tout.
Quand on a vaincu une passion, ou qu'elle s'est
AMnUUNPQLOÛlB.
détruite ^Ue-méoie par ses excès, ou se sent traiiBformé 611 tta autre homme. L*obje4 de la paaaioD le montre sous une face entièrement opposée ; toutes les idées qui s'y rapportent ou dont il etaii le centre» s'évanouisseot ou changent de direction et de carac-tère» Que e'est-il donc passé dans rintérieur de riiomine ? car tout est le même au dehors. Les idées ne sont plue Ceintes de la couleur que répandait sur elles, sur toute l'existence, cette passion qui domîoait sur la vie scnsiiive, ou plutôt qui n était qu une modification de celte vie, répandant malgré nous, sur toutes les idées de Tesprit, ces diverses nuances sombres, pâles ou gaies, vives, touchantes ou dénuées de tout intérêt.
En vertu de sa nature supérieure, Téme tMid par aes désirs à runioii avec Dieu. En vertu de sa nature eensitive ou animale, i'âme tend par ses appétits àae confondre ou s*tdentifier avee les corps, et avec le sien propre. Cette doui>le tendance s'oppose à ce qu'il y ait repos constant et bonheur de quelque durée pour Thomme, dont Vime est nécessairement attirée dans deux directions contraires, tant que cette vie subsiste. Les âmes les plus pures, les plus élevées au^eseus des sens ne peuvent pas empèdier que les besoins nécessaires de foiganisme ne ha trottUent, ne les distraient, en les attirant vers le corps qui deoMnde è vivre, nédproquemettt les éfliea qui tendent à s'ahaorber ie plus complètement
daoft le corpa, ne peuveul &y confoodre de manière à se pas éprouver des besoins, des désirs vagues
d'une autru nature qui les agitent, les iûquièteat, les tourmeoieut daos i mtervalie qui sépare toujours néeessairemeal les appélits organiques satisfaits et les mêmes appelils renaissants. De là, ee malaise, cet ennui mortel qui empoisonne et corrompt toutes les jouissances des voluptueux, de ces hommes comblés en apparence des dons les plus brillants de la nature ou de la fortune, mais qui sont trop occupés au dehors pour nourrir au dedans le feu sacré.
Le grand mal des passions, c'est qu'elles absorben t entièrement tous les éléments, toutes les forces de la
troisième vie, quoiqu'elles se concilient, jusqu'à un certain point, avec la deuxième. Elles ferment toute entrée à Tesprit de vérité (qui est tout autre que l'esprit de riiiuiHne) ; elles prolongent Tenfancede Tâme, la nourrissent de chimères ou de vaines images, comme dansTenfance naturelle; elles s'opposent enfin à tout développement, même momentané, de ces facultés supérieures dont les éclairs mêmes nous an* noncent et nous garantissent une autre existence, appropriée au plein exercice de ces facultés.
« Je peux, dit Han>-Aurèle, affranchir ma vie de « toute souffrance quand je serais accablé d'outra- « (ffiêt (lécfaln; de toutes paris i quaud les jbétes iù-
Uigiiizeo by LiOOgle
62a ÀMTUAOPOLOTiiË.
<( roces viendraient mettre en pièces cette niasse de « boue qui mVnviroime. Car dans tous ces cas qu*est- M ce qui empêche mon entendement de se retirer eo « lui, de se maintenir dans un état paisible? ^
Le stoïcien applique ici à la secondevie de l'homme, ce qui n'est vrai (jue de cette troisième vie qui est au-dessus de l'humanité et que le christianisme seul connaît si bien. £t il est mi de dire que Tâme peut s'affranchir ou être aflVanchie de toutes les scnjOrancesqui tiennent au corps ou à l'imagination, non par rexercicc des facultés actives de rentendement ou de la raison (car il est impossible de faire que ces facultés ne participent pas plus ou moins au trouble et aux souffrances de l'organisation) ; mais en s'élevant par une grâce de sentiment à uu état tel que ses facultés propres n'agissent plus. Sa force est remplacée par une autre force qui n'a plus de relation ui de lien nécessaire avec le corps, qui devient étrangère aux souffrances, en même temps qu'elle est supérieure à 1 ame qui s'identifie avec elle et s'y absorbe dans certains états.
Alors l'âme ne juge pas que l'accident n'est rien, elle ne lui dit pas : «tu n es que cela ; » mais simplement elle ne l'aperçoit pas, il ne s'élève pas jusqu'à sa région, car si elle Tapprcevait et le jugeait, elle y participerait nécessairement en vertu de son union au corps avec qui elle ne fait qu'un tout. Il y a cer* tainement une contradiction dans le point de vue de MarC'Aurèle. On voit qu'il a l'idée d'un état supérieur de l'âme; mais il ne le place pas od il est; et l'âme ne peut exercer à ia luis les facultés de 1 espnl qui