FONDEMENTS DE LÀ MORALE
universelle, unique. Dans les deux cas c*est la négatioa de cause première ; c*est le néant substitué à la réalité. La question entre la substance et la cause est celle de la vie ou de la mort, et cela quel que soit Tordre de choses ou d*idées auxquelles on ap* |)li(|ue celte question, daus le physique comme dans rinteliectuel, dans le religieux comme dans le nuH ral, dans le moral comme dans le politique.
Les hommes se sont toujours trompés de la même manière en allant chercher au loin ce qui est près d'eux, ce qui leur est intime. Le principe de causalité est eu nous; il ne s'agit que de le constater dans sa source, et de l'appliquer suivant les lois d'une saine raison, en s'élevanl de la personnalité du moiV cause relative, particulière^ efficiente des monvements du corps, à la personnalité de Dieu , cause ahsolue, universelle de Tordre du monde et de son existence.
Dans le j)remier et le plus simple exercice de la volonté, Tàme commence le mouvement du corps et crée ce mouvement par un acte de volonté, et dès lors aussi le moi couiaience à exister pour lui-même, c'est-à-dire à s'apercevoir ou à avoir conscience* Mais puisque le sens intime de mot , ou d'existence individuelle, commence, s'interrompt et renaît encore toujours le même, il y a donc une cause permanente, identique qui le fait commencer; nous appelons rfm^ cette cause ainsi prise dans l'absolu et hors de la conscience* Ce que le mai est à la sensation do mouvenient dans Tordre relatif de la conscience, Tàme Test» dans Tordre absolu au corps qu'elle vivifie.