SECOND VOYAGE DE
PIRON A BRUXELLES
Il est difficile de concilier le langage sévère que tient Piron à l'égard de J.-B. Rousseau, lors de son premier voyage à Bruxelles, avec cette amitié intime dont, au dire de Rigoley de Juvigny, les deux poètes s'étaient liés tout d'abord. Il y a plus. Continuant d'exalter l'union parfaite qui régnait entre Piron et J.-B. Rousseau, Juvigny ajoute, à propos du second voyage, fait en 4740 :
« Piron avait déjà bien observé J.-B. Rousseau lors de leur première entrevue ; il le sonda pour ainsi dire cette fois-ci, et y réussit d'autant plus aisément que Rousseau ne pouvait se séparer de lui, et qu'ils passaient ensemble des journées entières. Piron, dans une lettre qu'il écrivit à la marquise de Mimeure, dont les anciennes bontés pour Rousseau ne s'étaient point refroidies, parle avec