CHAPITRE X\l
Fausse analogie entre les couleuK et les sons»
Il n'y a sortes d'absurdités auxquelles les observations physiques n'aient donné lieu dans la considération des beaux arts. On a trouvé dans l'analyse du son les mêmes rapports que dans celle de la lumière. Aussitôt on a saisi vivement cette analogie , sans s'embarrasser de l'expérience et de la raison. L^esprit de système a tout coq* fondu ; et fiute de savoir peindre aux oreilles , on s'est avisé de chanter aux yeux. J ai vu ce fameux clavecin sûr lequel on prétendoit faire de la musique avec des couleurs ; c'étoit bien mal connoitre les opérations de la nature , de ne pas voir que l'c^t des couleurs est dans leur permanence , et celui des sons dans leur succession.
Toutes les richesses du coloris setalent à-)àfois sur la face de la terre; du premier coupd'œil tout est vu« Mais plus on regarde et plus on est enchanté ; il ne faut plus qu'admirer et contempler sans cesse.
Il n'en est pas ainsi du son ; la nature ne l'analyse point et n'en sépare point les harmoniques : elle les cache , au contraire, sous lap-
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