ACTE II, SCÈNE IV
BÉRÉNICE
Hé quoi ! vous me jures une éternelle ardeur, Et vous me la )urei avec cette froideur ] Pourquoi même du ciel attester la puissance ? Faut-il par des sermens vaincre ma défiance ? Mon coeur ne prétend point, seigneur, vous démentir; Et je vous en croirai sur un simple soupir.
Madame...
BÉRÉNICE
Hé bien, seigneur ? Mais quoi ! sans me répondre, Vous détournes les jceux, et semblés vous confondre i Ne m'offrires-vuus plus qu'un visage interdit? Toujours la mort d'un père occupe votre esprit : Rien ne peut-il cbarmé l'ennui qui tous dévore }
TITUS
Plût aux dieux que mon père , bêlas ! vécût encore ! Que je vivais beurenx !
BÉRÉNICE
Seignem*, tous ces regrets De votre piété sont de justes effets.
Mais vos pleurs ont asses bonoré sa mémoire ; Vous deves d'autres soins a Rome , a votre gloire ; De mon propre intérêt je n'ose vous parler.
Bérénice autrefois pouvait vous consoler :
Avec plus de plaisir vous m'aves écoutée.
De combien de malheurs pour toom persécutée ^ Vous ai-je pour un mot sacrifié mes pleurs !
arnî BERENICE.
Vous regrettei un père : hélas ! faibles ctouleurs l Et moi ( ce souvenir me fait frémir encore ) On voulait m'arracher de tout ce que j'adore, Moi , dont vous connaissez le trouble et le tourment Quand vous ne me quittes que pour quelque moment, Moi , qui mourrais le jour qu'on voudrait m'interdire Devons....
TITUS- Madame , hélas ! que me Tenes-vons dire i Quel tems cboisisses-vous ? Ah ! de grâce, wrétei : C'est trop pour un ingrat prodiguer tos bontés.
BÉRÉNICE.'
Pour un ingrat , seigneur ! Et le pouTes-vons être ? Ainsi donc mes bontés vous fatiguent peut-être ? TITUS.
Non, madame : jamais, puisqu'il faut vous parler, Mon cœur de plus de feux ne se sentit bnUer.
Mais....
BÉRÉNICE
Achevés
Hé bien l
TITUS
Hélas !
BER ÉNICE.
Parles.
TITUS
Rome.... L'empire..
BÉRÉNICE