‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 40 sur 169 · ACTE III, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE III

DAlTDIir.

Avocat iDcommocle , Que ne lai laissez-voiu finir sa période ?

Je suais sang et ean, ponr voir si du Japon Il viendrait à bon port au fait de son cbàpon ; Et vous rinterrompes par un discours frivole. Parles donc , avocat.

PETIT JEAN

J'ai perdu la parole.

LÉ Air DR E.

Acbève, "Petit Jean : c'est fort bien débuté. Mais que font la tes bras pendans à ton côté ? Te voila sur tes pieds droit comme une statue. Dégourdis-toi. Courage ; allons , qu'on s'évertue.

PETIT JEAN, remuant Us hras.

Quand... je vois... Quand... je vois...

LÉANDRE

Dis donc ce que tu vois .

PETIT JEAN

Ob dame ! on ne court pas deux liëvres k-Ia-fois.

LE SOU.FFLEUR.

On lit...

PETIT JEAN

On lit...

LE SOUFFLEUR

Dans la...

68 LES PJiAIDEURS.

PETIT JEAlf»

Dausla..»

LE SOUFFLEUR

Métamorphose..

PETIT XEi.If.

CoiQment ?

LE SOUPFLEURv

Que la métem...

PETIT JEAir.

Quelamétem.^

LE SOUFFLEUR

Psycosc»

PETIT JEArr*

Psyfiose...

LE SOUFFLEUR

Hé!leclieTal!

PETIT JEÀir.,

Et le cheval..* LE. SOUFFLEUR.

Encor î PETIT JEArr.

Encor....

LE SOUFFLEUR

Le cliien !

PETIT JEA ir.

Le chien...

LE SOUFFLUR.

Le butor î

ACTEIir, SCENE m.. €9

» E T l'T ; E A ir^

t*e Butor....

IrB SOVFPXiEnR..

Festederâvocat!.

PETIT JE iir..

Ah ! peste de toi-même t Yoyes «et ftBtre aTec sa face de carême l.

Ta-t'en au diable..

D A V D rir..

Et. vous , vener au fldt. Uu moti Bu fait.

-PETIT JE A w.

H« t faut-il tant-toumer autour du potf Bs me fout dire aussi des mots-longs d'une toise ^ De grands mots qui tiendraient d'ici jusqu'à Pontoîse^. Poar moi , je ne sais point tant faire de façon- Pour dire qu'un mâtin vient de prentk'e un .chapon*. Tant y a ^'il n'est rien que votre chien ne prenne ^ Qu'il a mangé fa-bas un bon chapon du Maine ^ Que la- première fois que je l'y trouverai ,. Son procès est tout fait, et je l'assommerai..

LÉ A NDR E.

BeDe conclusion^ et digne de l'exorde !

PE Tl-T rE AW..

On l'entend bien toujours. Qui voudra mocdrfi y morde .,

DAN I> IlCw

Appelés les témoins^

jo LES PLAIDEURS.

LÉ ANDRE

C'est bien dit , s'il le péat :

Les témoins sont fort chers , et n'en a pas qui veut.

PETIT JEAir.

Nous en avons pourtant , et qui sont sans reproche.

DÀ n DIN.

Faite8-4es donc venir.

PETIT jEAir.

Je les ai dans ma poche.

Tenea, voilà la tête et les pieds du chapon : Voyes-les , et juges .

l'ih T IMÉ.

Je les récuse.

D A n D I ir.

Bon!

Pourquoi les refuser ?

Monsieur , ils sont du Maine.

D A NDI N.

H est vrai que du Mans il en vient par dousaine. l' I r t I h É.

Messieurs...

PA VDI V.

Serex-vous long , avocat ? dites-moi.

l' iir T I M É.

Je ne réponds de rien.

o Air DUT.

n est de bonne foi.

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