ACTE V, SCENE III
▲ NTIGOIf E.
Oui , Créon , elle est morte.
G R é o ir.
Qh dteax ! pais-je savoir de quelle étrange s<Mte Ses jours infortunés ont éteint leur flambeau?
OLYMPE
EUe-raéme , seigneur , s'est ouvert le tombeau ; " Et s'étant d'un poignard en un moment saisie , Elle en a terminé ses malbetu*s et sa vie.
AlfTIGOirE. *
Elle a su prévenir la perte de son fils.
CRÉoir.
Âb madame ! il est vrai que les dieux ennemis. . . .
AN TI GO NE
N'imputes qu'à vous seul la mort du roi mon firère , Et n'en accuses point la céleste colère.
A ce combat fatal vous seul l'aves conduit :
Il a cm vos conseils ; sa mort en est le fruit. Ainsi de leurs flatteurs les rois sont les victimes ; Vous avances leur perte en approuvant leurs crimes : De la cbûte des rois vous êtes les auteurs ; Mais les rois, en tombant, enti*aînent leurs flatteuis. Vous le voyes , Créon ; sa disgrâce mortelle Vous est funeste autant qu'elle nous est cruelle : Le ciel , eu le perdant , s'en est vengé sur vous j Et vous avec [teut-^*tre a pleurer comme nous.