ACTE V, SCENE IV
Bien peu sont honorés d'un don si précieux :
La terre a moins de rois que le ciel n'a de dieux. D'ailleurs tu sais qu'Hémon adorait la princesse , Et qu'elle eut pour ce prince une extrême tendresse : S'il vivait, son amour au mien serait fatal.
En me privant d'un fils, le ciel m'ôte un rival. Ne me parle donc plus que de sujets de joie : Souffre qu'à mes transports je m'abandonne en proie ; Et , sans me rappeler des ombres des enfers , Dis-naoi ce que je gagne , et non ce que je perds. Parle-moi de régner ; parle-inoi d'Antigone : J'aurai bientôt son cceur , et j'ai déjà le trône. Tout ce qui s'est passé n'est qu'un songe pour moi ; J'étais père et sujet, je suis amant et roi.
La princesse et le trône ont pour moi tant de cbamies , Que. .« Mais Olympe vient.