‹ ŒuvresChapitre 61 sur 160 · ACTE r, SCENE IT. tu · texte numérisé non relu

ACTE r, SCENE IT. tu

lU •'afiifDcnt l'an Tautre ; et nos moindres guerriers Se promettent déjk des moissons de lauriers.

J'si TU de rang en rang cette ardeur répandue Par des cris généreux éclater k ma rue :

Ils se plaignent qu'au lieu d'éprouver leur grand cœur y L'tnû^eti d'un camp consume leur vigueur.

Laisseron»-f>ous languir tant d'iUusties courages ? Notre ennemi y seigneur , cherche ses avantages y B se sent faible encore ; et , pour nous retenir , Epbestion demande a nous entretenir^ Et pt de Taina discours.. .«

TAXI LE

Seigneur , il faut l'entendre ; N4mê ignorona encor ce que veut AJeiandre :.

Peut-être est-ce la paix qu'il nous veut présenter.

TOMVS.

La paix ! Ah ! de sa main pourriez'vous l'accepter ? Hé quoi ! nous l'aurons va , par tant d'horribles guerres , Troubler le calme heureux dont jouissaient nos terres , Et , le fer k U main , entrer dans nos états Pour attaquer àe* rois qui ne l'offensaient pas ; Noos r«nrons vu piller des provinces entières , Da sang de nos sujets faire enfler nos riviJïres : Et , quand le ciel s'app^ k noua l'abandonner , J'attendrai qu'un tyran daigne nous pardonner !

TAZILZ.

Ne dites point y seigneur , que le ciel l'abandonne ; D'un soin tonjoars égal sa fav«w: l'environne.

iiA ALEXANDRE.

Un roi qui fait tremUer tant d'états sous ses lois N'est pas un ennemi que méprisent les r<HB.

PO RU 8

Loin de le mépriser j'admire son courage ; Je rends a sa Valeur un légitime hommage :

Mais je veux a mon tour mériter les tributs Que je me sens forcé de rendre à ses vertus.

Oui , je consens qu'au ciel on élève Alexandre : Mais si je puis , seigneur y je Ten ferai descendre y Et j'irai l'attaquer jusques sur les autels Que lui dresse en tremblant le reste des mortels. ' C'est ainsi qu'Alexandre estima tous ces princes Dont sa valeur poturtant a conquis les provinces : Si son cœur dans l'Asie eût montré quelque effroi ^ Darius en mourant l'aurait-il vu son roi i

Seigneur , si Darius avait su se connaître , II régnerait encore où règne un autre maître. 1 Cependant cet orgueil qui causa son trépas Avait un fondement que vos mépris n'ont pas : La valeur d'Alexandre à peine était connue ; Ce foudre était encore enfermé dans la nue ; Dans un calme profond Darius endormi Ignorait jusqu'au nom d'un si f^le ennemi. Il le connut bientôt ; et son âme , étonnée , De tout ce grand pouvoir se vit aband<mnce :

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