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il remplit tellement d'action» utile* sa longue carrière , qu'il n'eut pas le temps d'écrire sa théorie. Son livre devait être intitulé l'Art de la vertu. On en trouve quelques fragment dans ses Mémoires ; il y parle du projet qu'il avait formé très jeune , d'atteindre à la perfection morale; et même il indique les moyens ingénieux dont il faisait usage pour accomplir la tâche qu'osait s'imposer sa grande âme.

Un des plus sages moralistes allemands, Feder, pense que le désir du bonheur est la première loi de notre nature , que cette loi peut seule donner une hase inébranlable k la morale, et pour ainsi dire, sanctionner toutes les autres lois. Craignant néanmoins le* écarts dans lesquels pourrait nous entraîner ce mobile , Feder veut qu'après avoir commencé par l'employer, on lui substitue bientôt cet autre mobile qui nous dirige vers le perfectionnement de toute* nos facultés , que celui-ci obtienne le premier rang, <*t nous soumette à son empire.

Les doctrines si variées d<;s éclectiques peuvent se rapporter au principe d'actions qui nous

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occupe dans cetinstant. Les éclectiques ne suivent les lois d'aucun maître , ils puisent des lumières dans toutes les écoles, et chacun d'eux garde son indépendance : toutefois un lien commun les unit; et le désir de se rendre meilleurs donne . l'impulsion à leurs diverses doctrines.

Une longue série de systèmes s'est déroulée sous nos yeux. A notre point de départ , nous avons vu ces doctrines qui invitent l'homme à se plonger dans l'intempérance et l'égoïsme ; nous venons de nous arrêter à celles qui le sollicitent d'ennoblir toutes ses facultés, et de leur donner un harmonieux accord.

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