DE MADAME DE MARSENNE
r iLLE respéctnease et soumise, épouse vertueuse et teudre , ses devoirs furent toujours les seules passions de son âme. £n attendant le * bonheur d'être mère , elle adopta tous les mal-
heureux pour ses enfans. Son bien fut leur patrimoine. Sensible et fidèle à l'amitié , c'était pour elle et pour son époux qu'elle cultivait des talens dont elle ne fut jamais vaine. Ses plaisirs étaient les bienfaits qu'elle pouvait en secret répandre ; ses délassemens , les lectures dont elle espérait plus de vertus pour son cœur, ou plus de lumières pour son esprit. Passant , -elle a été ravie , avant trente ans , à un époux inconsolable. Daigne la pleurer un moment j il la pleurera toujours.
LETTRES