ET MADEMOISELLE G
Madame et mesdemoiselles, sans mentir, vous êtes bien cruelles d'être venues troubler mon repos si à contre-temps, et il faut que vous soyez bien destinées à me tourmenter, puisque les grâces mêmes que vous me voulez faire me nuisent, et qu'il ne me vient jamais de bien de vous, qu'alin que j'en aie après plus de mal. 11 n'y a pas fort longtemps que j'eusse donné toutes choses pour recevoir une lettre comme celle que Ion me vient d'apporter, et elle est venue en une saison qu'il n'y a rien que je ne donnasse pour ne l'avoir point reçue. J'ai regret, madame, d'être con« trainl de répondre ainsi à l'honneur qu'il vous a plu de me faire. Mais les demoiselles qui sont avec vous sont si présomptueuses, que je sais que si je mets ici des douceurs, elles les prendront toutes pour elles, et la compagnie à laquelle vous vous êtes jointe m'oblige à vous parler plus rudement que je ne voudrois. Trouvez donc bon, s'il vous plaît, et elles aussi, que je vous dise que les mccontenloments que vous me laissâtes en partant avoient fait un si bon effet dans mon esprit, que, sans mentir, vous n'y étiez plus : au moins vous
' II y a une certaine roche couvcrle d'urbres ù Rambouillet, qu'on appelle le Cheval yriffoit (T.).
■'' Mss. dcConrarif p. 511). — Je n'ai pu découvrir à qui rtaicut udre:F£écs ces deux Iclli c?.